Occiput - Petit lexique de l’érotisme criminel -
Occiput :
Partie postérieure de la tête, au-dessus de la nuque, celle que vous mordez à votre lionne lorsque vous la couvrez… et non pas profession de foi de Jack l’Eventreur.
Occiput :
Partie postérieure de la tête, au-dessus de la nuque, celle que vous mordez à votre lionne lorsque vous la couvrez… et non pas profession de foi de Jack l’Eventreur.
Ocarina :
Petit instrument à vent populaire.
Par extension, le nom sympathique de ma bite, la,la,la , zim boum boum…
D’où cette chanson populaire : Ô Carina bella , tchi-tchi…
Oblong :
Plus long que large… sauf chez les brunes.
C’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l’air brillant avant d’avoir l’air con.
Objet :
Chose, généralement maniable, destinée à un usage particulier. Prends tout son sens au pluriel.
Exemple : des ob jets… (si on coupe les objets, il en sort un jus jaunâtre ou blanchâtre selon l’envie) .
Obit :
Service anniversaire célébré pour le repos de l’âme d’un mort.
Il est vrai qu’avec 0 bite, l’âme a tendance à se reposer plus qu’avant.
Obèse :
Façon grossière de dire que Ô voue son corps à l’amour, surtout si l’on rajoute « à couilles rabattues »…
Oasis :
Lieu divinatoire qui, au milieu du désert et sans vous avertir, s’ouvre subitement à vous sur une fracture couverte d’une mince végétation liée à la présence d’humidité.
Alors vous tombez à genoux et buvez tout votre soûl au risque de vous enivrer…
Goût prémonitoire d’Eden.
Mais c’est où Doudou dis-donc ?
La petite Agathe Rie
Petite, Agathe Rie était déjà très sympathique. Quand on sentait qu’elle allait arriver, une joie intérieure nous envahissait et nous rendait tout choses. Le corps spongieux. Tendus. Et puis voilà qu’elle se pointait, humide et fraiche, comme un matin de pluie au plus chaud de l’été. La petite Agathe Rie nous embrassait comme du bon pain et ne s’arrêtait que quand sa bouche devenait douloureuse, faisant des allers-retours incessants entre moi et les autres têtes de nœuds. Nous étions raides comme des passe-lacets, suspendus à ses lèvres, prisonniers de son charme, nous sentant souvent comme des glands tellement son envoûtement prenait l’ascendant sur nos pauvres vies en suspens.
La petite Agathe Rie nous rendait dingue. Elle se jouait de nous bien mieux que Suzette, cette petite branleuse de la colo. Elle nous menait au bord de l’explosion. Nous y maintenait, par je ne sais quels artifices. Son don pour les langues peut-être, ou son entêtement… Puis, au coup de sifflet, c’était le feu d’artifice, une tonne de chantilly sur les fraises, Noël au 14 juillet, une coulée de lave bouillonnante sur les flancs de l’Etna. Je me rappelle qu’à ce moment-là elle nous regardait avec un drôle d’air, des paillettes dorées et un sourire de satisfaction dans les yeux, c’était étrange, elle nous savait probablement envoûtés, vidés mais heureux. Puis la petite Agathe Rie nous remettait le matériel en place, un dernier baiser déposé en cadeau comme si c’était à elle de nous remercier, et elle disparaissait comme elle était venue.
Alors nous restions comme des couillons à prier pour son retour, mous, flasques, vidés de notre sève vitale, les yeux dans les étoiles, la bouche un peu sèche, le cœur salement écorché et la main dans le calbut.
O :
Grosse lettre ronde comme un trou du cul ou une bouche en cul de poule, capable de pondre des histoires avec un accent circonflexe et de faire bien d’autres choses qui m’habitent…