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SEX-FICTION
Un blog de littérature coquine d’où les sérieux sont bannis, par George Lennick

Marguerite De Navarre n’était pas avare…


 


Adonc j’ai connu Marguerite De Navarre bien avant qu’elle ne soit bombardée reine de France. Ce n’était pas du tout, mais alors pas du tout la fille collet monté ou cucu la praline, cette religieuse froide de la tête et du con qu’on vous décrit dans tous les grimoires d’histoire. Non, Marguerite De Navarre n’était pas avare de ses charmes et il ne m’avait pas fallu trois siècles de suppliques pour la coucher pattes en l’air sur une meule  de foin…

Laissez-moi vous conter…Marguerite était née en 1492, l’année où Colomb découvrit l’Amérique. Et heureusement que son papa, Aymeric, ne découvrit pas le colon de sa pauvre mère plus tôt, car le monde ainsi à rebours, notre chère petite Marguerite De Navarre ne serait peut-être pas née… Son frère cadet François 1er  non plus. Mais l’histoire est pleine de bon sens, de face à face juteux et de missionnaires judicieux. Surtout l’histoire de France…

Pour lors, moi, Auguste de Prenzy de Bouh, Vicomte de Condom, Vidame d’Angoulême, pair de France, j’étais son germain, un Gascon gaillard de cinq ans son aîné.

Je ne vous dirais pas que je l’ai vue naître, car à cet age là je préférais mon épée de bois que les langes merdiques d’une pisseuse ensaucissonnée, mais mon premier vrai souvenir d’elle date de l’année 1500, année de mes treize ans.

Par une chaude journée d’été, nous jouions à cache-cache dans les douves du château, lorsqu’elle glissa et tomba à l’eau. Sa tête dut heurter une pierre au passage car elle coula à pic et resta allongée sous l’eau sans bouger. N’écoutant que mon courage dont j’avais à faire une légende, je plongeais tout habillé et la ramenais au bord. Marguerite était vaseuse. Je lui soufflais dans la bouche pour la faire revenir à la vie et je compris qu’elle était bien vivante lorsque sa petite langue de vipère vint s’enrouler autour de la mienne. Ce qui la fit bien rire… Elle n’avait que huit ans mais elle savait déjà qu’un jour elle serait reine et avait décidé de s’occuper au plus tôt de ses sujets. Pour ne pas que sa mère Louise de Savoie ne la hausse, sa voix, je l’aidais à se déshabiller afin de faire sécher robe et jupons. Puis je me dévêtissais pour la même raison.

Marguerite De Navarre décida de faire également sécher sa culotte de lin blanc et ce fut donc la première donzelle que je vis nue comme une chèvre. D’entrée, ça me coupa la chique… Nous jouâmes au docteur pendant deux ou trois heures attendu que des nuages coquins empêchaient le soleil de faire son boulot de sèche-linge, et vu que sa cicatrice aussi cachottière qu’hospitalière m’envoûtait de plus en plus. J’avais presque treize ans et je crois qu’elle découvrit elle aussi ce jour-là, 15 juillet 1500, que la simple rencontre d’un bouton de marguerite faisait dresser joliment les zizis des garçons, mignons ou pas. Et elle trouva cela aussi amusant que le bilboquet qu’elle adorait jusque-là sans raison…

Cinq ans plus tard, jour pour jour, le 15 juillet 1505, Marguerite De Navarre, qui depuis notre aventure avait planifiée de perdre son pucelage avec moi, ne lave-t-on pas son linge sale en famille, m’invita pour un goûter. À tout seigneur, tout honneur… J’avais dix-huit ans, elle en avait treize et était devenue belle comme le jour.

-Vidame Prenzy de Bout ! Te rappelles-tu il y a cinq ans ? Quand tu m’as sauvée la vie…

-Oui, cousine Marguerite De Na…

-J’avais fait un vœu… Je te dois une fleur. –et elle glissa sa main dans mes hauts-de-chausse qui grimpèrent illico. Mon vit, dame, se fit gaillard, ma paire de Frances se mit à jouer au yoyo, et elle tomba à genoux, bouche en ô, pour me gober tout cru.

-Dame, mon cousin, le savon ne court pas les rues d’Angoulême… Va falloir que je décrotte bien cet oiseau qui s’envole avant de le mettre en cage… -et elle me babichonna le vit mieux qu’une nonne friponne n’eut pu le faire. Je la soupçonnais de s’y être entraînée sur son bilboquet… Elle m’encouragea à lui tripatouiller ses jolis seins durs comme les cailloux ronds et polis de la tumultueuse Charente et elle me reçut dans sa bouche, un demi pot de petit caillé chaud et bien envoyé, ne crachant rien comme on l’attend d’une damoiselle bien élevée. Mon oiseau dompté et plumé, le cou comme cassé, elle souleva ses dessous et me glissa à l’oreille :

-Maintenant, mon cousin, comptez-moi fleurette…

Elle était torse nu mais je plongeais sous ses jupons qui sentaient bon le propre, lavande et naphtaline. Je m’empatouillais dans deux épaisseurs de taffetas, mais en moins de deux j’avais raison de sa culotte de lin blanc et elle offrait enfin son cul à ma langue affamée.



-Tu voulais ma fleur, mon cousin ? Eh bien cueille !



Gravure d’époque trouvée dans le missel du chanoine de Notre-dame, à Sainte Marguerite. 

Je comprenais illico pourquoi elle se prénommait Marguerite, la jolie Navarre, et là où j’avais découvert un petit bouton de chair pâle cinq ans plus tôt, se déployait la reine des fleurs, une marguerite royale, pour Marguerite, ma petite reine d’effleure.


Elle me présentait son arrière-train, cheveux lâchés sur son dos comme un voile fauve, et cela me rendit bête sauvage. Je me jetais sur elle et poussais mon vit déjà redevenu dur comme un os à l’assaut de sa fleur de treize printemps…

-Pas si vite, Prenzy de Bouh. Pour bien me déflorer et jouir tous deux, j’ai ouï qu’il fallait prendre son temps et bien effeuiller la marguerite.

De mes dents, j’arrachais alors le premier pétale…

-Non, sois plus romantique… Dis-moi Je t’aime

Je joignais le geste à la parole et tout en disant je t’aime, je détachais un second pétale que je lui mettais entre les lèvres…

-Oui, comme ça, vas-y, à genoux de Bouh…

-Je t’aime un peu… – et clac un troisième pétale débité

-Auguste…

-Je t’aime beaucoup… - quatrième pétale

-Mon cousin ! J’oins…

-Je t’aime passionnément… cinquième pétale

-Moi aussi… oh ! Oui… Comme c’est bon…

-Je t’aime à la folie… sixième pétale

-Jésus Christ !…

-Je t’aime pas du tout ! –et là j’arrachais le septième pétale en lui plantant mes ongles bien profond dans ses jolies fesses de drôlesse baignée au lait d’ânesse

-Salaud ! Ventrebleu, cousin, je t’en prie, Prenzy, n’arrête pas ! Recommence, c’était si bon… Après je serai gentille…

Je fis quatre fois le tour. Quatre fois j’effeuillais la marguerite… Quatre fois sept égale vingt-huit. Au vingt-huitième pétale, elle n’y tenait plus et elle cria :

- Vas-y, nom de Dieu ! Taïaut… Prenzy de Bouh !

Ce que je fis aussitôt. Je me relevais d’un coup et lui enfonçais mon vit de légende (Ne suis-je pas parent d’Henri IV ?) en plein cœur de sa marguerite effeuillée. Elle était tellement oléagineuse, genre tournesol, ou je ne sais quoi, ointe et sanctifiée peut-être, que je fus surpris par cette aide divine (ou démone) inespérée. D’un coup de reins, je la pénétrais jusqu’à la garde. Je m’attendais à plus de résistance de la part d’une Navarre… Je l’entendis pousser un bref cri de surprise, puis de douleur, puis de satisfaction, puis un Oui !, puis un encore, puis enfin elle reprit ses esprits pour m’intimer :

-Prenzy de Bouh, recommence. Ou plutôt continue… Et n’arrête pas… Tu peux aller plus fort, je crois que j’aime ça. Et n’aie pas peur, une Navarre ne s’ébrèche pas…

Oui, elle aimait ça la gerce… et moi aussi, le gersois.

-Plus vite, queue de diable !

Lorsque je m’explosais en elle en lui compressant les nichons à les faire exploser, les pointes tétanisées de ses tétons roulant entre pouce et index, elle se finit en se titillant le berlingot à mille à l’heure et criant en patois comme une possédée « Diou biban ! Diou biban ! »

Je me retirais car mes jambes coupées ne me soutenaient plus et que je redoutais de voir Dieu mêlé à ça. Les trois derniers pétales étaient collés sur mon vit, laissant son derrière propre, net et luisant. Le cœur jaune de la marguerite rougi par mes allers-retours était passé à l’orange : elle était à proprement parler déflorée.

-Mission accomplie chère cousine ! Vous n’êtes plus pucelle !

Elle me remercia en me léchant les trois pétales, moi j’espérais en traître que les Anglais allaient vite débarquer, car c’était  tout de même ma cousine germaine et qu’il y avait assez d’idiots de villages dans le comté. Elle me donna rendez-vous pour le soir même car comme je vous l’ai dit au départ, Marguerite De Navarre n’était pas avare. Cette fois-là, pair de France ou pas, et me moquant de la géographie qui n’est pas inébranlable pour des gens de notre qualité, je mis Condom en Navarre, fallait pas tenter le diable…

C’est pour tout ça et pour le reste que je bénéficiais de ses largesses jusqu’à qu’elle épouse Charles IV, duc d’Alençon, mais c’est vrai que vous vous branlez aussi de l’Histoire…



                                              

                        Auguste de Prenzy de Bouh.

                        Vidame d’Angoulême, Vicomte du Condom, Paire de France.

                        Fait à Marignan le soir de la bataille de 1515, gloire de son cousin François 1er.

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