Ces jolis villages de France qu’on n’aimerait pas forcément habiter : DÉBARQUAY LEZ ANGLOYS
Ces jolis villages qu’on n’aimerait pas forcément habiter:
Débarquay-lez-Anglois
Situation géographique : Débarquay-lez-Anglois est une agglomération située dans une vallée cachée qui aurait pu être idyllique. Mais une petite résurgence rouge vient y gâcher la vie quatre à cinq jours par mois, peut-être plus. Voilà, je vous ai brossé le tableau. Si je peux dire… Ça ne vous semble pas grave ? Eh bien laissez-moi vous dire que dès que le liquide résurgent apparaît, les femmes se mettent dans des états psychiques pas possibles, elles ont mal à la tête, refusent le plus souvent le mâle et sont de fort mauvaise humeur. En fait, ce petit écoulement rouge emmerde un sixième de la planète si vous faites le compte et peut-être bien plus en vertu de l’effet papillon… C’est donc un réel cataclysme.
Particularités locales : À Débarquay-lez-Anglois, dès l’age de onze douze ans, les femmes portent des couches entre les cuisses ou bien elles s’enfoncent des tigelles de coton pas catholiques là où la décence m’empêche de mettre ma langue, justement. Elles ne se baignent pas non plus et la piscine désertée ressemble à un hammam macho. Seul le pharmacien semble apprécier le phénomène et s’il fallait débusquer un coupable, c’est vers lui que se retourneraient les premiers soupçons. On en a même vu donner des sucettes de vitamines aux gamines afin qu’elles grandissent plus vite… Et si vous vous promenez le soir, à l’heure où d’habitude montent des plaintes de plaisir et des bruits de copulations échevelées des chambres aux fenêtres ouvertes, eh bien vous n’entendrez rien… Le silence. Le silence total sur une ville muette. Une chape de plomb. Mis à part le “Clic-clac” de quelques postes de télévision jouant pour la dix millième fois Le jour le plus long, celui où ces putains d’alliés ont débarqué…
Spécialités locales : Il faut avouer que si à Débarquay-lez-Anglois soixante pour cent des femmes refusent le frichti, quarante pour cent redoublent d’ingéniosité en cette période. Celles-là se montrent plus imaginatives que d’habitude et, entre tisane et artisane, elles se mettent à tailler des pipes mieux que des ouvrières spécialisées de Saint Claude. D’autres vous autoriserons ces jours-là à les retourner, prétextant que par derrière c’est plus propre que par devant : ne les contredisez pas et profitez donc de la situation, elle ne se représentera pas tous les jours.
Où se loger : Relais des Ragnagnas. Motel ** tout confort sur la route de Coulay sur la Motte. Bien que les chambres soient peintes dans tous les tons de rouge, elles ne manquent pas de confort. La suite princière débouche dans une arrière cour mal ventilée, mais certains aiment ce confinement rococo. Attention à la popote, j’y ai mangé une moule pas loin du périmé dont le goût se révéla suspect. Avant d’utiliser les toilettes, demander la clé à la patronne et n’essayez pas de descendre à la cave, ce sont les règles de la vie en communauté.
L’hôtel des Affaires n’est fermé qu’un week-end sur quatre, ce qui vous laisse du temps pour justement en faire, des affaires, et des bonnes… Attention d’ailleurs à ne pas tordre le nez dorénavant lorsqu’un imbus de sa personne vous dira très sérieusement, le nez en trompette : Je suis dans les affaires... Imaginez alors son nez fraîchement sorti des affaires de madame et rougi comme celui du petit renne Rudolf, le favori du brave Père Noël !
Clin d’œil du Syndicat d’Initiative : « Peur d’être enceinte ? Venez à la fête foraine de Débarquay-lez-Anglois ! Montagnes russes, saut à l’élastique, auto tamponneuses… Finis les vertiges… ». « Le temps passe et Débarquay-lez-Anglois, couple dissimulé, à peine détectable par un œil averti qui s’attarderait sur un petit bout de ficelle blanche outrepassant ».

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