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SEX-FICTION
Un blog de littérature coquine d’où les sérieux sont bannis, par George Lennick

Jolis villages de France: Saint Clytho en Puisaye

Les villages de France où l’on aimerait crécher : Saint Clytho en Puisaye
 

 

 

Situation géographique : Saint Clytho en Puisaye est un petit patelin caché au fin fonds de la Puisaye (prononcer puisée), à deux pas de ce mont mythique dédié à Aphrodite, une bien jolie région où puiser des idées vagabondes semble couler de source. Parfois, il est assez difficile à localiser tellement il peut paraître circoncis au premier abord. Il faut dire que la Puisaye est une longue vallée de fracture, à l’occasion humide et glissante, quelques fois difficile d’accès, qui s’étire lascivement comme un croissant de lune exhibitionniste, le long d’une faille camouflée sous des broussailles touffues et cachant une grotte ô combien paradisiaque pour spéléologues du dimanche matin. Saint Clytho en Puisaye est un Eden en dedans pour disciples d’Onan, un edelweiss sublime affiché aux lèvres abricot d’une déesse amie, l’Atlantide mythique et tiède enfin retrouvée, souvent cachée sous une végétation touffue. Mais lorsque vous y mettez le doigt dessus, mesdames, Saint Clytho en Puisaye vous réserve de délicieuses surprises.
 

Particularités locales : Saint Clytho, pour condenser, est le genre de paroisse qui vous parait riquiqui au premier abord, mais qui peut vous occuper complètement l’esprit et prendre des proportions bien plus dramatiques si on le prend à coeur. C’est une agglomération attachante où tout est fait pour le plaisir. Faites-en plusieurs fois le tour extérieur. Le pied léger. Rien que pour voir… Déjà ça vous chatouille… Allez-y d’abord très doucement, d’assez loin, puis rapprochez-vous en continuant cette spirale magistrale qui vous amènera jusqu’à cette petite église monolithe dédiée à ce saint caché que je ne saurais décevoir : Saint Clytho, petit mais costaud… Pour celles qui y sont allées incognito, la voie n’est-elle pas royale ? Le bonheur n’est-il pas au rendez-vous si vous respectez la liturgie au doigt et à l’œil ?
 

Spécialités locales : Fête des clythoridiennes, le doigt de fée, justement. C’est une longue sucrerie à votre mesure, suave, lubrifiée, mais ni trop lente ni top brusque, un délice des sens qui va vous faire basculer illico dans les supportrices béguines et acharnées de saint Clytho. Plus festive mais qui nécessite d’inviter des partenaires : la langue de belle-mère… C’est un instrument rigolo, humide et chaud, rétractile, qui s’enroule et se déroule à la demande et qui fait bien rire toutes les petites filles de  Saint Clytho en Puisaye, bien qu’elles ne sachent pourtant pas encore pour quels futurs délices elles pouffent comme de grosses nigaudes rougissantes… Une industrie se développe à tout va, celle des jouets pour adulte, mais mon sérieux et la convenance la plus élémentaire couplés à ma retenue légendaire font que je ne peux tout déballer ici. (Me contacter sur dédé.braquemard@hot-hotmail.con si intéressé).
 

 

Où se loger : Le Relais du Capuchon. La porte étroite est la plupart du temps fermée, mais si vous trouvez le bouton sonnette et insistez un tantinet, un mécanisme secret vous ouvrira les portes d’un vestibule accueillant, capitonné d’un velours rose impressionnant de gonflé, passage merveilleux vers un séjour plaisant et fort en émotions. La patronne des lieux est un amour et elle fera tout pour que vous vous sentiez chez vous, au risque d’en faire trop parfois… Elle ne manquera pas de vous proposer son rébus de derrière les fagots, mais donnez de suite la langue au chat, vous gagnerez un temps précieux… Pour un peu vous y resteriez, bien au chaud, mais il faudra bien partir… Alors n’oubliez pas en vous retirant de remercier ce petit bouton giron, sésame de ces dames.
                    L’hôtel Otto-Tommy ne fut pas construit en mémoire des amours homosexuelles d’un Teuton et d’un Anglo-saxon mignon, mais par une jeune femme africaine qui s’enfuit de son pays pour ne pas subir une excision rituelle pas du tout contractuelle. Toutes les chambres sont d’ailleurs occupées par de charmantes pensionnaires échappées grâce à Dieu du même enfer et, pour quelques deniers, vous pourrez partager leur couche et leur plaisir communicatif d’être entières, oeuvrant par là même pour une cause doublement complaisante. D’un Pierre, deux coups est la maxime généreuse de cet établissement plaisant où les habitués, brillants ou solitaires, ont 50% de remise, les autres 50% allant à des œuvres caritatives russes.
 

Clin d’œil du Syndicat d’Initiative : « Saint Clytho en Puisaye, embrassez les portes du plaisir !» est la nouvelle communication rentre-dedans de mademoiselle Tribade, reine du marketing touristique et de la coupe en brosse. A remarquer la maxime « Clytho, ergo sum » sur les T.Shirt roses en vente au rez-de-jardin.
« Saint Clyitho en Puisaye, son carillon, son capuchon du VIIème, ciel garanti plein d’étoiles, sa grotte miraculeuse lourde de sens, son amusant musée du godemiché… » est la mention un peu austère et vieux jeu, page 69 du Guide du Broutard.

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