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SEX-FICTION
Un blog de littérature coquine d’où les sérieux sont bannis, par George Lennick

Les inconnu(e)s célèbres : Dominique Chamouillard


  DC.

Depuis ses douze ans, Dominique Chamouillard a fait le malheur de sa mère tout en étant la risée du voisinage : A peine met-elle une petite culotte que celle-ci est trempée comme une chaude soupe. Certaines amies l’ont d’ailleurs très tôt surnommée Bouillabaise, Bisque-bisque orage, Cours Bouillon et comme en plus elle est rousse comme la rouille qui accompagne ces plats, elle n’est vraiment pas en mesure de faire stopper la calomnie dégoulinante.
Mais si les langues de vipères ont cent fois sifflé sur sa tête, elle a, dès que ça c’est su, eu plutôt une bonne renommée chez les couillus de tout poil et de tout âge.
Médard Chamouillard, son vicieux de grand frère qui lui a le dard en l’air du matin au soir, a été le premier en s’en rendre compte, par inadvertance, lors d’une partie de gendarmes et de voleurs. Il avait attrapé la fillette de justesse par le fond de sa culotte qui lui était restée entre les mains, un peu gluante, même trempe, mais pas jaune de pipi, chaude et odorante comme une bisque de homard, ce qui valut à sa sœur d’être immédiatement baptisée Dominique Chahomard, vu qu’en plus elle faisait virer au rouge la bouille de tous les amis à qui il faisait renifler la culotte ointe. Les zigotos en restaient croutons ou mayonnaise, c’est selon, si les balloches étaient pleines, si les toilettes étaient proches ou non. Médard Chamouillard confirma le fait en jouant plus que de raison au docteur, son staff médical et technique devenant de plus en plus nombreux, et ceci malgré le fait qu’il demandait une participation financière de plus en plus chère.
Le premier qui vérifia les faits en tête à tête seul à seul avec Dominique Chamouillard fut le fils Spontecks. D’après ses dires, lorsqu’il arriva au moment précis d’enlever la culotte à la rouquine, celle-ci mouillait tellement qu’il crut qu’elle avait une fuite. Après des vérifications à la lampe de poche dans cette cave à l’odeur de vieille pisse, il eut l’intime conviction que la gamine coulait bien du vagin et non pas de son zizi riquiqui qu’il situa en connaisseur un peu plus en avant, comme sur les planches d’anatomie qu’il avait achetées au marché noir. Il prit un peu peur et se mit en tête, un Spontecks n’a peur de rien, de pomper ce liquide huileux mais pas poisseux, odorant mais pas puant le poisson passé comme on le disait à la cour de récréation. Il lécha, pompa, suça, avala, absorba, têta entété et but sans jamais atteindre le but qu’il s’était fixé : La faire devenir sèche comme la fille Coudetric, celle qui le désespérait car elle était insensible à ses charmes.
La réputation de Dominique Chamouillard était faite, bien fête. Tous les lascars du canton, puceaux ou vieux briscards, eurent envie de passer les mains entre les cuisses de la Chamouillard. Il y eut même une fille, Sabine Gousse, lesbienne convaincue, qui tenta l’aventure, à califourchon, jambes croisées, chat sec et noir contre chat roux mouillé, à laquelle Dominique Chamouillard amorça la pompe, et qui se convertit aux relations hétérosexuelles, pattemouille désormais bonne pour la repasse, guérie au bénitier du roux jésus.
Sa réputation devenait trop sulfureuse, son frère fut dénoncé comme souteneur, alors les parents Chamouillard décidèrent de quitter la localité, au grand dam de tous ceux qui ne s’étaient pas lavé les mains à la fontaine miraculeuse. Il paraitrait qu’aujourd’hui elle vivrait dans un émirat bien au sec, qu’elle serait la favorite du harem, qu’on l’appellerait Jus de carotte et que son frère serait devenu eunuque, lui Médard le dard, comme quoi le bonheur des uns fait bien le malheur des autres…

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