Justin Peticoup - Les Inconnus Célèbres -
Justin Petitcoup
Croyez-vous franchement que ce soit aisé de contenter son ad-j’ointe quand on se nomme Justin Petitcoup ?
Eh bien, laissez-moi vous dire qu’avec un peu de ténacité et d’amour propre on peut arriver à changer le cours des choses. Oui, le court des choses. Justin Petitcoup en est un exemple vivant. Vivant et déjà vu l’acteur précoce.
Justin Petitcoup (surnommé l’hombre qui tire encore plus vite que son ombre), Justin Petitcoup donc, avait pris une bien mauvaise habitude, un mauvais pli, bien que ça lui ai pas mal rapporté d’autre manière, en remportant tous les concours de branlette, du collège au lycée, et de la caserne à l’arrière salle du café du TGV, celui en face de la gare, face au guichet rapide. Oui, car depuis ses douze ans, Julien provoquait tous ses congénères en duels singuliers, le premier qui crache, départ les mains sur les cuisses, comme un vrai duel à Hollywood… Et il arrivait à ses fins à une vitesse à vous scotcher : une seconde vingt pour tomber le pantalon et le slip dans un même geste cent fois étudié, plus une décharge d’adrénaline qui en moins de temps encore se transformait miraculeusement en testostérone, ce qui faisait que Justin Petitcoup bandait déjà comme un taurillon alors que son adversaire était encore en train de dégrafer son premier bouton. Puis il faisait une dizaine d’allers-retours magiques, plif-plaf – j’te crache dans la pogne - l’accordéon rose, comme un tour de passe-passe, du grand art et tchac… le colosse à peine raidi giclait, floc, la pièce était gagnée, le tour était joué, gling-gling par ici la monnaie, mouchoir s’il vous plait, alors que l’autre benêt était encore mou comme une plaque de beurre au soleil de juillet, même plus la peine de se tripoter..
Ah il en avait épaté des tas de gogos qui voulaient se mesurer la bite ! Il en avait battu des fiers à bras qui se croyaient si forts que ça ! « Et en plus je colle la grosse mouche au plafond… », Des Hercules qui dépassaient la minute… Des colosses qui en mettaient même deux… à deux mains…. Des lambins du machin. Des flemmards du dard. Des retardés du développé-jeté. Des perdu d’avance…
Puis un jour, comme tout un chacun, il rencontra une chacune. La première fois qu’il l’embrassa, il déchargea dans son pantalon au premier baiser sur la joue, rien qu’à l’idée, gratos quand même, et débanda avant qu’elle ne s’encanaille à lui mettre la mimine sur la braguette, si bien qu’elle crut qu’elle ne le faisait pas bander, même qu’elle demanda des conseils de bonne femme à sa grande sœur qui en avait vu des tas vu qu’elle avait déjà seize ans résolus et la main plus douce que ces herbes en peau de satin et en oreilles de lapin. La seconde fois la gamine mimine fut plus rapide, sentit avec fierté l’aigle prendre son envol, sentit un peu d’humidité suite à deux ou trois contractions fulgurantes et un regard de Justin Petitcoup à la con, puis sentit l’aigle regagner illico son nid, le cou cassé et la plume sale, la superbe coucouche-panier alors que l’autre con se tirait sur son vélo, en danseuse, sans doute pour aller se changer le bénard mouillé et se décoller les bonbons du papier…
Justin Petitcoup continuait néanmoins à gagner des concours et à surprendre son monde. La plus surprise fut la fille à Patique qui lui offrit sur un coup de tête sa virginité. Il avait fait quelques progrès et supportait les baisers, même les plus longs. Mais quand vint le moment de la pénétrer, là, étendue comme un cadavre sans défense, l’entrejambe chaude comme une braise blanche, le cœur gonflant ses veines bleutées, son gland n’avait pas dépassé les premières lèvres entr’ouvertes qu’il cracha sa purée dans la forêt de poils déjà mouillés, je vous raconte pas le merdier… La noiraude s’en alla toute penaude, toute frustrée et toute souillée. Le barbu comme passé au blaireau et attendant trop longtemps le coupe-chou fainéant, mousse à raser liquéfiée en éjaculat jaunâtre sans nom…
Sa seconde saillie fut tout aussi mémorable, il n’arriva qu’à dépasser les petites lèvres, et la petite Bouducon, qui venait de refermer ses cuisses frustrées sur une giclée fugace, n’arrivait pas à comprendre comment ce pauvre Justin Petitcoup pouvait avoir une si grande aura chez les garçons et une si petite ardeur avec les filles, vu qu’elle avait discuté suite à ça avec la fille à Patique qui cherchait tout à l’heure un autre dépuceleur qui irait jusqu’au bout…
Justin Petitcoup passa par tous les états d’âmes, pas loin du toubib, pas loin de la dépression, avant qu’une furtive ne lui glisse un soir à l’oreille, sans faire plus de bruit qu’une fauvette babillonne : « et si on tirait juste un p’tit coup, Justin Petitcoup ? ». Il la sabota luxueusement en deux minutes moins douze secondes. Elle en fut ravie car un feu intérieur fâcheux la faisait hurler si un rigolo s’amusait à trop la limer… La pauvrette avait une de ces maladies à fleur de peau qui lui avait choisie le pot comme QG. Cul Gratouilleux… C’est comme si elle était sans cesse assiégée par des fourmis rouges aussi impudiques qu’insatiables. Alors la rapidité de Justin Petitcoup devenait une bénédiction pour ses démangeaisons à la con au con. Une lance d’incendie nettement mieux que la bombe à chantilly toujours trop froide… Un applicateur de pommade chaude et apaisante à l’ergonomie conforme. Une fantaisie empressée entre la météo et le JT. Une friandise subite entre la poire et le fromage. Une gourmandise zélée entre le second et le rez-de-chaussée. Un passe-temps vite-fait au feu rouge récalcitrant. Une complicité expédiée au bénédicité. Un merci bien mon Lapin, ça fait du bien… Monsieur Branlette, sans concurrent, s’imposait en amant édifiant de mamzelle Gratouillette…
Ils s’aimèrent des millions de fois sans faire de mal à la pendule. Mais un jour, Justin Petitcoup lui intima : « Retourne-toi que j’t’encule… ».
Que croyez-vous qu’il arrivât ?

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