Ella Jolicon - Les Inconnues Célèbres
Ella Jolicon
Quand vous vous appelez monsieur Jolicon, que vous venez d’être l’heureux papa d’une jolie petite fille bien potelée et que vous allez la déclarer à la mairie, même si c’est la volonté de la maman, quand bien même elle serait morte en couches, il faut être un sacré brin de joli con pour prénommer sa fille Ella. Non ?
Eh bien c’est quand même ce que fit Gaston Jolicon malgré l’avis du préposé à l’Etat Civil, Apollon Baisecourt, un pas puissant qui souffrait lui aussi de son nom à la con. Surtout que ça lui avait développé un complexe qui l’empêchait de… mais ce n’est pas son histoire dont je voulais vous parler ici, mais plutôt de celle de la petite Ella Jolicon, la bien nommée.
Si l’expression « les filles naissent dans les roses » pouvait s’appliquer à une chose, c’était bien à la petite Ella qui venait de naître… Son troufignon mignon n’était que bouton et pétales encore clos que seul un poète aurait pu entrevoir comme rose en devenir et mettre quelque argent comptant sur ce joujou en baccarat. Son papa n’y avait vu qu’une fente de plus, un de ces trucs mal finis pissant moins franc qu’un robinet de mec, d’ailleurs c’était sa troisième fille et lui il voulait un p’tit gars, un coq et pas une autre poule, un couillu pas une pisseuse, alors Ella ou elle a pas, ça lui passait un peu au-dessus du béret. Et là le préposé n’eut qu’à enregistrer, Ella.
Ella Jolicon se développa lentement, comme se bâtissent les chapelles des femmes et les cathédrales consacrées. Elle-même ne savait pas ce qui se passait entre ses cuisses car dans sa famille on ne se regardait pas trop ce qu’il ne fallait pas se regarder because les péchés. Et puis son papa parlait des fendues comme on parle d’un bec de lièvre disgracieux, honte et compagnie (y’a-t-il un zoophile in the family), longue cicatrice mal empaquetée, heureusement que la dite cramouille se tapissait d’ordinaire sous de larges culottes, et merci mon dieu d’avoir caché tout ça sous un tablier de sapeur, une couche de poils drus plus sombre que le charbon, frisés comme un mouton noir, preuve du ciel que cet endroit-là l’était pas catholique, voire sale peut-être…
Pourtant son petit cousin croyait avoir aperçu un Jésus rasé de frais en jouant au docteur. Et il était tombé à genoux. Pas loin de saint Cope. Et il avait imploré tous les diables, tous les lutins et tous les saints. Et il avait fait dans sa fente des choses pas catholiques comme on fait dans les bénitiers. Des ablutions et des signes de croix. Et Ella sentant le diable avait crié et son papa avait foutu une sacrée branlée au petit détraqué… Des signes de croix je t’en foutrais… C’était le premier con que Jean-Baptiste Jolicon voyait en vrai de sa vie et il en devint maboule au point de baver comme un escargot dans une mine de sel et de se frapper la tête sur les murs en tirant une langue de six pieds. A l’image de son sexe tendu comme une arbalète prête à tirer. On l’enferma. Consigne et croix.
Voyant que son minou même pas apprivoisé pouvait faire un tel effet sur le premier benêt, elle s’y intéressa de plus près. Elle trouva un petit miroir approprié (en forme de O et muet comme une carpe), et s’aperçut qu’elle pouvait se contorsionner, presqu’à se le mettre sous le nez. Non, ça ne lui rappelait pas l’étal du poissonnier… ou alors très légèrement un fumet de belles langoustines fraiches qu’elle avait une fois dévorées au restaurant. Un régal iodé. Elle découvrit son joli con millimètre par millimètre et alla de surprise en surprise. Qui une vallée humide, qui un gouffre serré, qui un bouton croquignolet timide et caché, qui de jolies lèvres renflées et par endroits si joliment ourlées, comme un papillon rose prêt à s’envoler… mais pas si timide qu’un vrai papilionacé puisqu’il se laissait caresser. C’était un vrai terrain de jeu pour petite fille raffinée, un tremplin rigolo et glissant pour un merveilleux doigté de fée. Elle aima son joli con, Ella Jolicon, terrain de fouilles nocturnes, et elle en oublia toute fausse pudeur.
- Serre tes cuisses Ella, on te voit encore la moule ! En plus qu’on va manger de la raie…
Que son père était vulgaire ! Que cette famille était moche. Moche et attardée ! Souvent elle boudait… Alors elle se mirait le minou et se mettait à ronronner… Puis le temps passa. Un joli duvet blond lui couvrit de Vénus le mont. Elle trouva que ça faisait chic et grande et pensa que maintenant elle pourrait de nouveau essayer un garçon. Un normal. Un qui bave pas.
C’est le petit Raymond qui le premier lui branla le con. Il était trop brusque et y allait à tâtons… C’était excitant d’un côté… mais de l’autre il s’y prenait comme un manche. Elle, elle rêvait d’un manche d’aviateur, outil plus sûr pour atteindre les hauteurs… Et comme Ray rêvait de devenir plombier, alors elle le largua avant qu’il ne se vidange dans sa main. Intuition féminine.
Ella se régala avec Darry Crawl, un nageur qui lui plongea d’emblée entre les cuisses, comme à la piscine. C’était un bouffeur de moule qu’avait pas besoin de respirer. Pour commencer, cinq minutes en apnée, à faire le canard apprivoisé. Elle en était toute retournée… Mouillée jusqu’à mi-cuisses comme quand elle pêchait les écrevisses, puis mouillée jusqu’aux yeux qui les cons pleuraient tout seuls de joie. Y avait même plus de branches auxquelles se raccrocher… Faut dire qu’il était noir et qu’il avait une langue de fourmilier, une truffe à la place du nez, des idées de cochon mal élevé, des tentacules à la place des bras, une précision millimétrique d’horloger et des lèvres souples de cheval, même que des fois il faisait le même bruit lèvres contre lèvres, dans le sens du poil, et que ça la faisait hennir. Elle le quitta à regret car pour une première première fois elle avait un peu peur de son objet pas du tout souple, mais de cheval quand même. Puis elle le regretta vraiment.
Ella essaya bien une fille. Mais se frotter la moule, jambes croisées, comme deux limaces hystériques qui se prendraient pour des mille pattes, ça lui faisait moins d’effet qu’à sa copine et lorsqu’elle dut faire minette à sa chatte noire comme Satan, elle se sentit pas et refusa l’obstacle : non son con était fait pour les gros cons, pas pour les petites connes…
Un loulou un peu marlou prit sa chatte en photo. De loin, de près, par devant, par derrière, debout, à quatre pattes, allongée, une cuisse en l’air, en rase-motte, en piqué, en plongée, avec et sans pellicules, au flash, à contre-jour, avant et après… C’est comme cela que je l’ai trouvée. Pas net sur le Net. Puis je l’ai contactée. Elle a aimé ma plume… Je lui ai dit qui j’étais, Georges Lennick, écrivain tout-terrain, amateur de beautés. Je lui ai ouvert mes pages, gratos, elle m’a ouvert ses cuisses, gratos aussi. Je me suis mis instantanément à baver et à cogner ma tête, mais pas contre les murs… Ça lui a probablement plu et depuis ce jour-là j’avoue que j’en suis un peu gaga…

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