Véro Lay - Les Inconnues Célèbres -
Véro Lay
2h du mat. Pas loin de la fermeture et j’avais toujours pas trouvé une bonne tringle à ramener à la maison. Faut dire que j’avais quarante ans bien tassés et les minettes de cette boite auraient toutes pu être mes filles… J’avais déjà éclusé deux bouteilles de champ… Blasé. Et puis surprise, des fois le ciel vous aide, le D.J. Barjo met une série de slows, sans doute pour me voir frotter ou parce que je l’ai bien arrosé. Nights in white satin, Aline, It’s a man’s man’s world… que du sur-mesure, du cousu-main, du custom made. Je prends deux trois vestes par des pétasses qui savent pas ce qu’elles perdent, puis une lolita finit par accepter. Elle se cale au creux de mon épaule et je commence mon jeu de bassin qui les rend folle. « George Lennick, il est bionique ! ». (Oui, poupée, je tire toujours deux coups à la suite, recto, verso, si tu vois ce que j’veux dire…). A Je t’aime moi non plus elle en peut plus des agaceries et je sens son pubis proéminent qui cherche à décapsuler ma bouteille de coca. Manque plus qu’un bain d’huile pour que la vitesse se passe toute seule. Laisse-moi t’aimer de Mike Brandt et c’est sa langue qui vient rechercher ma langue. « Je m’appelle Véronique mais je préfère que tu m’appelles Véro » dit-elle entre deux pelles menthe poivrée de bien belle nature. Elle est jolie, bien fichue, sent bon le tiaré-vanille-coco et est outrageusement maquillée, comme pour une télé, j’aime les poufiasses, mais ce qui m’attire en premier c’est son décolleté plongeant. Y’a là-d’dans de quoi jouer sans en faire le tour en un tournemain. Elle me colle avec ses seins refaits, deux obus de bronze dressés qui semblent vouloir s’éjecter de sa robe, un balcon fripon à rendre jaloux les plus beaux suspendus de Venise. Ça tombe bien car sur Una storia d’Enzo Ramazotti je lui glisse mon nez entre les nénés, vallée édénique, et elle me glisse à l’oreille qu’elle est italienne par sa mère, raison pour laquelle elle est chaude comme une braise à peine tombée de l’Etna. Surtout ce soir qui lui rappelle de bons souvenirs (de baise je suppose). Ça finit en Décadance, vas-y que j’te retourne, et certains pourraient s’imaginer qu’on tire vraiment sur la piste.
Fatigué de rouler des pelles comme un collégien, je lui propose de l’emmener justement dans ma tire, une Targa. Elle accepte en plongeant entre mes jambes et me suçant le poireau dans le noir. « J’avais peur que tu ne sois pas à l’aise si tendu, c’est pas grand une Porsche… » me dit-elle en souriant, plus blonde que jamais, la bouche encore pleine de fils de moi. Brave fille qui aime la conduite sportive et les chemins glissants !
Je la prends dans mes bras pour entrer chez moi, elles adorent ça. Une répétition de mariage avec défloraison de tous les orifices.
-Non ! N’allume pas la lumière… Je préfère dans le noir…
Je file à la salle de bain rafraichir un peu Popaul, bien qu’il ait eu droit à un nettoyage de printemps, zut, y’a plus de préservatifs, puis Véro prends ma place pendant que je nous sers deux scotchs. J’aime pas les chattes qui se sont trémoussées toute la nuit, surtout qu’elle avait pas mal chauffé comme les doigts de ma main droite l’avaient méticuleusement constaté pendant le voyage.
-T’as un préservatif dans ton sac de Barbie, Véro chérie ?
-Non Giorgio, mais j’ai pas fait l’amour depuis six mois. Promis, juré. Je suis super clean. Pas toi ?
Je baise jamais sans capote mais là j’avais trop envie, sa voix de Minnie me semblait sincère et puis elle avait encore ma bite à la bouche et c’était reparti… je renversais le scotch en la renversant sur le canapé. Y’a des moments où le sang doit se barrer du cerveau pour aller engorger le poireau. Y’a des moments où le patron c’est le casque rose qui a une envie subite de spéléologie. Et le reste suit… d’autant plus qu’après une chevauchée de bidet elle avait la chatte au poil.
Marvin Gay lui faisait secouer le bassin comme une reine, la gosse était douée, dommage qu’elle ne nique pas plus souvent, Véro, alors je la choppais comme si j’avais passé un an sur une ile déserte, je la tournais et la retournais dans tous les sens, la gosse était docile, légère et souple et dans certaines positions je ne regrettais pas d’avoir ma bite sans emballage, surtout pour les transitions et les fignolages. Elle devait avoir de bonnes notions d’anglais car sur mes coups de reins à la bucheron, elle soutenait la cadence en gueulant des fuck, fuck, fuck, autoritaires auxquels je répondais élégamment par des Véronique, nique, nique pas moins joviaux…
J’ai la mémoire qui flanche mais je crois qu’on a fait l’amour jusqu’au petit matin (je soigne mon organe à érections mais pas mon organe à souvenirs). La dernière fois, oui je m’en souviens, elle se cachait la tête dans les draps et elle m’offrait sa croupe de pouliche pleine, un cul comme je les aime, haut, ferme, tout en muscles et bien large à l’entrejambe, faisant ressortir sa vulve bien dessinée que j’avais proprement polie et fais mousser come une résurgence panier percé. Il ne me restait plus qu’à lui prendre le petit si gentiment offert, comme un calice en pleine élévation, puisqu’elle avait mis un gros coussin sous son ventre. Je l’enculais à sec, enfin j’avais juste un peu craché sur son verre de montre pour ne pas nous arracher, et j’ai toujours en mémoire ses cris de petit animal pris au piège, étouffés par l’oreiller complice. Et attaché par des menottes roses aux barreaux du lit. Faut c’qui faut.
Je me réveillais avant elle et j’eus la peur de ma vie. Véro était vérolée. Une horreur. Son visage était couvert de gros cratères… Grêlé ô rage, ô désespoir ! Des tonnes de fond de teint maculaient draps et oreillers, comme de vulgaires traces de merde, peut-être y avait-il des deux, et ces cratères me donnaient envie de vomir. C’est vrai que je ne l’avais jamais vue en pleine lumière. Merde ! Quel con j’étais ! Je sautais du lit et je me passais la bite à l’eau oxygénée. J’avais oublié que j’avais eu un gommage anal sérieux (j’étais presque à vif), et je faisais des bons d’un mètre. Puis je me rinçais pendant dix minutes, vidant deux gel-douche en un seul coup. Je jurais comme un charretier sans capote pris sous un orage et foudroyé…
Véro pleurait sur mon lit.
-C’est à cause de ma peau… Tu crois que je t’ai refilé la vérole ! C’est toujours pareil… J’en ai marre, je ne peux sortir que la nuit… J’aurais du te prévenir hier soir… Mais ce n’est qu’une acné mal soignée… Juré…
J’étais là, comme un rond de flan, à mi-chemin entre la colère et le câlin. Malgré tout la peur de devenir pareil, et en plus privé à jamais de sexe, me fit péter un boulon. Je la jetais sur le trottoir après lui avoir appelé un taxi. La gosse était résignée. Ça ne devait pas être la première fois. Pas bégueule, elle me dit avoir pris son pied toute la nuit et me donna sa carte de visite.
-Rappelle-moi dans six mois si aucune maladie ne s’est déclarée… Je ne suis pas rancunière et j’aime danser… les grosses bites, les hommes murs et les bons petits ramoneurs qui conduisent des Porsche aussi…
Sonné, je lui disais que oui, peut-être, pourquoi pas et je refermais la porte. Je regardais machinalement sa carte avant de la jeter… Son nom de famille était Lay ! Véro Lay… Sacré nom d’une pipe ! J’aurais du m’en douter.
Moralité : Si vous ne connaissez pas le nom de famille de votre partenaire, sortez quand même couverts. Moi j’ai eu de la chance.

DEB dit :
Ton côté moral fait du bien Georges…
Alors, dis, six mois plus tard…