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SEX-FICTION
Un blog de littérature coquine d’où les sérieux sont bannis, par George Lennick

Suzon Duzan | Les Inconnues Célèbres -

Suzon Duzan
 

Il faut dire que quand ses parents sont des pharmaciens établis et qu’un de ses ancêtres s’est enrichi en créant les fameux bâtons de réglisse Zan, on débute plutôt bien la vie. Même dans le Gard, à Houlézan. Et zou !
Pourtant Suzon Duzan donnera du fil à retordre à ses parents. Zozotant comme Zazie et obnubilée par son prénom paysan, elle sucera un doudou-lapin jusqu’à quinze ans. Doudou-lapin que Suzon Duzan abandonnera après six ans de thérapie chez un psy d’Uzès. Ses parents, pas peu fiers de ce succès de la médecine sur la sucette vingt-quatre vingt-quatre, lui offriront un voyage organisé aux sources du Zambèze, ce fleuve majestueux qu’elle pouvait décemment prononcer sans que pour une fois l’on se moque d’elle, bien qu’en secret elle eut probablement préféré glisser aux US sur les eaux zélées du Mississipi ou du Massachussetts. Zut !
Comme la pharmacie, re-zut, ne permettait pas de prendre de longues vacances, pour ses seize ans, on l’y envoya avec sa tante Zézette, une parisienne bien rose et bien nase qui en avait vu d’autres… Elles atterrirent heureuses à Victoria Falls, frontière naturelle entre la Zambie et le Zimbabwe. 1700 mètres de chutes libres, ça vous émeut les ovaires.
-Mazette ! Z’adore ce pays ! –se convainquit-elle.
Et quand le premier soir, par le trou de la serrure, elle vit sa tante Zézette sucer la zézette à un gros zoulou en se pâmant de plaisir, un drôle de zèbre du Mozambique, elle se dit que son ancêtre Onésime Duzan n’avait fait que copier Dame Nature. Et comme elle avait été privée de Zan à l’âge de six ans because ses rondeurs et ses dents en avant, et vu qu’elle abusait de cette recette familiale qui l’avait nourrie depuis toute petite, elle se dit qu’elle attraperait le premier bamboula venu et qu’elle lui sucerait le zizi, rien que pour voir si Onésime avait menti à sa femme. A cette idée saugrenue, une drôle de boule pleine de vide avait rempli son estomac, pour la première fois. Mais ça avait bon goût. Un goût de paradis, d’anis ou de réglisse.
-Toc-toc-toc !
Elle n’attendit pas jusqu’aux aurores. Un zigoto venait de rentrer dans sa chambre. Un zigue taillé comme Zhonny Wezmuller, mais aussi noir que l’âme de Zézette. Il portait un ensemble en zèbre d’une étrange beauté. Jusqu’au petit calot…
-Mademoiselle Duzan, présentement je vous apporte les serviettes de bain pour la salle de bain.
-Merci zeune homme. Et comment s’en sert-on ?
-Zouzou. Je m’appelle Zouzou. Alors quand on s’est présentement lavé, on se sèche avec. Mais vous me faites marcher…
-Non Zouzou. Z’adore les coutumes locales. Pourrais-tu me laisser voir, ze te donnerai un franc ZéFA…
-Oui mamzelle, mais faut se retourner…
Voilà donc que le beau Zouzou tombe ses effets et se ceint la taille, la serviette imitant un pagne. Suzon l’imite en riant, mais sa serviette tombe comme de fait exprès à ses pieds, dénudant ses hanches déjà rondes et sa jolie toison blonde. Zouzou tout excité par le poil doré sent un crochet lui soulever sa jupe improvisée. Sa serviette tombe à son tour, découvrant un sexe énorme et noir comme du bois-bandé.
-Mais c’est un sacré bâton de Zan ! s’écrie mamzelle Duzan zinzin. Ze peux goûter ?
Comme elle avait joint le geste à la parole, joint ses mains sur le mandrin et joint ses lèvres sur le noir engin, Zouzou se retrouva avalé avant de penser que cette folle signait là peut-être son arrêt de mort. Noir le Zan. Noire l’âme. Noir l’avenir. Mais noir le voile sur les yeux quand le plaisir se pointe… Quant à elles, on sait bien que les filles ont une propension certaine à imiter leurs ainées, un don naturel aussi, et Suzon sut de suite que sucer serait désormais son péché mignon.
Elle aima de suite ce gout de réglisse plus raffiné que celui qu’elle connaissait. Moins d’anis mais plus de pénis, pensa-t-elle en pouffant de rire. Faut qu’ça glisse ! Elle aima la soie diaphane de la gaine noire qui roulait sous ses lèvres bavouilleuses. Elle aima le zoli visage de Zouzou qui semblait se liquéfier et blanchir petit à petit. Elle aima son regard de gros briard qui de petite maitresse la faisait devenir grande prêtresse. Ella aima son corps de marbre ébène qui au rythme de ses lèvres se mettait à trembler comme un peuplier un soir de zéphyr. Elle aima son gros zob zoolâtre qu’elle transmuait en obèse bâton de maréchal. Nous voilà ! Oui, ma chère Al nous voilà ! Nous y voilà ! Suzon à force de sucer le sentit arriver de loin, au galop, flots furieux du Zambèze, roulements de tambour et flageolets perçants, avec sa grosse artillerie, tir au mortier, la Grosse Bertha, un premier jet de tireur d’élite, des litres en plein dans la glotte, de la poix fondue, puis une rafale de mitrailleuse à bout portant, du douze oui du douze et puis du vingt-deux, respiration coupée, le cœur au bord du gouffre, puis le bouquet final, la chute chaude, le braquemart comme un pommeau d’arrosoir, la langue labourée comme la purée, trop crémée comme un cul de bébé, gland bolet-Satan, grande bolée de Satan, du mal à respirer, faut tout avaler, les Duzan ça crache pas, Merci Gervais, Merde maman que j’aime ça, et sucer, et sucer, et sucer jusqu’à ce que Zouzou ne s’appelle plus que Zou. Zou !
Et Zou car le Zouzou n’était pas zouave à débander illico et il lui fit perdre sans ambages son pucelage sur le coin du frigo. Suzon n’était pas frigidaire et la chaleur de sa zigounette redressa le zob obèse comme un zoom de Zeiss qu’aurait trouvé son zigue. Bruits zonzons de zoo. Ouistitis agrippés en haut des branches. Branche. Des branches. Branche. Des branches encore sur fond de Zambèze pas zen… Gestes hystériques de zouaves zigotant comme des zigotos zappeurs… Mais sur les bords du grand fleuve, quand Tarzan baise, la chute n’est pas loin… Chute des reins, tournez princesse, et vas-y que je te relève le popotin à coups d’airain, cris de la donzelle, mais il s’est trompé !, quand Zouzou perce ses fesses le petit perd son nom, définition-frisson du gérondif empapaouter, cinq francs or c’est gros comment ?, convoi exceptionnel se coinçant et se décoinçant dans le tunnel du Fréjus, le frais jus qui arrive et emplâtre de blanc l’opacité nuiteuse de l’arrière train. Cris de douleur et de jouissance se faisant la nique dans un même bordel. Zouzou salaud, Zouzou je t’aime.
-Merci mamzelle Suzon, tenez la serviette…
Et puis Suzon à genoux devant la négritude. Une Duzan nettoie toujours ce qu’elle vient de salir, alors Suzon ! Zélée, elle essore de sa langue et de ses lèvres le zob pas reluisant. Ire de ses ancêtres qu’elle emmerde à présent. Zan de Zouzou et zih et zan… Propre comme un zou neuf.
-Merci Zouzou, ze me remembrerai touzours de ta zolie zézette…
Conclusion en présent : Elevée dans le culte de la réglisse, et respectueuse des barres maculées, pas étonnant que Suzon Duzan, fille d’artisan, ne vénère le Zan de son premier alezan.
 

 

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