Avant-après | Ma sorcière bien aimée…
Ma sorcière bien aimée.
Vous ai-je dit que ma petite amie était blonde ? Et qu’elle remue imperceptiblement son petit bout de nez quand elle va jouir ? Et que sa lèvre supérieure se perle de gouttelettes de rosée que je lape comme un jeune chiot assoiffé ? Vous ai-je dit que je l’appelle ma sorcière bien aimée lorsqu’elle s’emmanche sur mon balai pour un de ces voyages dont elle a le secret ? Non ? …Alors laissez-moi vous raconter…
Elle est un peu magicienne et sait transformer les objets… L’autre jour, j’étais aux toilettes en train d’égoutter ma verge trop lourde et trop molle jusqu’à ce que j’imaginais être un point de non-retour, lorsqu’elle est arrivée par derrière et s’est mise à me caresser l’oiseau. Il s’est aussitôt blotti dans sa main douce comme un petit animal blessé. Confiant. Relâché. Puis elle lui a fait deux ou trois bisous, une léchouille amie, lui a soufflé quelques idées de jeux pas sages au passage et en deux coups de baguette magique, cette feignasse s’est redressée… Comme si elle ne m’obéissait plus à moi mais à elle… Elle est devenue dure comme du buis de Haute-Provence et n’en a plus fait qu’à sa tête de noeud… En cessation avec mon cerveau, elle s’est mise à jouer comme une folle avec sa foufounette… Et je rentre, et je sors, et je recommence mille fois jusqu’à ce que je m’essouffle, que mon amie crie de panique, devienne folle, monte au ciel comme Jésus mais trois fois de suite, sans la poussière mais les bras en croix, puis sente le moment venu et enfourne ma bite jusqu’au fond de sa gorge pour recevoir une giclée puissance douze, avec effet de surprise, rengorgement guttural, yeux qui partent à la renverse, hoquet de plaisir, branlette frénétique de son pauvre clito ancré en cale sèche, radoub gras et double, bave aux lèvres et baisers gluant de remerciement !
Puis comme par magie, la vie reprend le cours des choses. Son bout de nez ne frémit plus. Sa lèvre supérieure sèche se laisse poudrer et débite un flot de banalités pitoyables pour me faire débander pour toujours. Elle fait un tour à la salle de bain et ne cocotte plus comme après la bataille. Les fauves sont remis en cage. C’est dommage. La paillasse est retendue. L’oreiller tapoté. Les dégâts sont effacés à jamais, ni vu ni cocu, et l’amour plus qu’un souvenir rassurant. Alors elle peut s’endormir et ronfler comme un homme. Rêvant sans doute qu’elle m’encule à son tour…
Ou alors rêve-t-elle qu’elle est sorcière et qu’elle vole désormais sans s’emballer…

Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour publier un commentaire.