SEX-FICTION http://georgelennick.blogsudouest.com Un blog de littérature coquine d'où les sérieux sont bannis, par George Lennick Sat, 06 Sep 2008 05:53:09 +0000 http://wordpress.org/?v=wordpress-mu-1.2.1 fr Ce soir y’a pâtes| Les Penne http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/06/ce-soir-ya-pates-les-penne/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/06/ce-soir-ya-pates-les-penne/#comments Sat, 06 Sep 2008 05:53:09 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/06/ce-soir-ya-pates-les-penne/ Penne
 

Les penne (prononcer péné et attention aux nez bouchés) sont comme leur nom l’indique des pâtes en forme de petits tubes. Stylos-plume, calamus opalescents de plume d’oie ou plus poétiquement pénis en bon Italien. Pas étonnant donc que cette écrivain, cette Pénélope dont je tairai le nom, en mange une double ration chaque soir que Dieu fesse.
L’Ogresse en transe commence invariablement par les ébouillanter. Dents de l’Ô ça l’est. Cent penne. Dans une marmite aussi grande que moi, bouillonnant encore plus que les chaudrons culottés de l’Enfer. Avec un splash d’huile d’Olive, vierge (pauvre, pauvre fille). Supplice de premier chrétien qui dure de dix à douze longues minutes. –Montée du désir- -Faim au ventre - - Odeur moite d’amidon -. Quand les nouilles sont cuites on les égoutte. Passe voir la passoire… Imaginez donc maintenant cinquante paires de nouilles s’égouttant en même temps… C’est déroutant ! Mais ça ne gêne pas outro mesure notre ogresse qui tout à l’heure fera des choses bien pires avec tous ces petits pénis ramollos…
Si la cuisson les a rendues trop molles, notre La Fontaine féminine passe les nouilles sous l’eau froide pour les raffermir et arrêter la cuisson. Si ça ne suffit pas, madame La Plume sait comme les relever. Un petit tour de moulin, une pincée par-ci, une par-là, et hop c’est épicé. Epicé ? Oui, on fermera une fois de plus les yeux sur les vices sus et les sévices tus de cette madone des gâteries et de la gourmandise réunies.
Un peu de sauce chère marquise ? Vous ne vous étonnerez pas que notre gourmande préfère les penne à la crème que les classiques à la tomate. Crème blanche grumeleuse qui remplit les petits tuyaux relevés à ras bord et qui gicle dès qu’elle les presse sous la dent. Sans peine. Cent penne. Cent petits orgasmes crémeux dont parfois sa bouche trop pleine laisse couler quelques gouttes… vite rattrapées par une langue experte. Avec un peu d’aïe et de Parme Zan, c’est l’Alfredo. Sa crème chérie. Son Alfredo qu’elle aime tant faire réduire et saucer jusqu’au bout… Poêle y compris. Mais attention ! Notre romancière égoïste est capable de vous surprendre et de prendre son pied à moitié plat. A fond les gamelles… Alors là tout s’envole, la serviette, la table, les couverts, les assiettes, les bonnes manières, la vieille passoire, la bouteille de Chianti et comme en Italie, tout cela finit par molto rires et molto cris…
-Bon. Madame La Plume, finissez le plat, les penne ça se réchauffe pas… et ça me ferait de la peine de devoir les jeter.
-Ma no, Giorgio chéri. Les penne ça peut se gratiner aussi…

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Suzon Duzan | Les Inconnues Célèbres - http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/04/suzon-duzan-les-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/04/suzon-duzan-les-inconnues-celebres/#comments Thu, 04 Sep 2008 05:43:19 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/04/suzon-duzan-les-inconnues-celebres/ Suzon Duzan
 

Il faut dire que quand ses parents sont des pharmaciens établis et qu’un de ses ancêtres s’est enrichi en créant les fameux bâtons de réglisse Zan, on débute plutôt bien la vie. Même dans le Gard, à Houlézan. Et zou !
Pourtant Suzon Duzan donnera du fil à retordre à ses parents. Zozotant comme Zazie et obnubilée par son prénom paysan, elle sucera un doudou-lapin jusqu’à quinze ans. Doudou-lapin que Suzon Duzan abandonnera après six ans de thérapie chez un psy d’Uzès. Ses parents, pas peu fiers de ce succès de la médecine sur la sucette vingt-quatre vingt-quatre, lui offriront un voyage organisé aux sources du Zambèze, ce fleuve majestueux qu’elle pouvait décemment prononcer sans que pour une fois l’on se moque d’elle, bien qu’en secret elle eut probablement préféré glisser aux US sur les eaux zélées du Mississipi ou du Massachussetts. Zut !
Comme la pharmacie, re-zut, ne permettait pas de prendre de longues vacances, pour ses seize ans, on l’y envoya avec sa tante Zézette, une parisienne bien rose et bien nase qui en avait vu d’autres… Elles atterrirent heureuses à Victoria Falls, frontière naturelle entre la Zambie et le Zimbabwe. 1700 mètres de chutes libres, ça vous émeut les ovaires.
-Mazette ! Z’adore ce pays ! –se convainquit-elle.
Et quand le premier soir, par le trou de la serrure, elle vit sa tante Zézette sucer la zézette à un gros zoulou en se pâmant de plaisir, un drôle de zèbre du Mozambique, elle se dit que son ancêtre Onésime Duzan n’avait fait que copier Dame Nature. Et comme elle avait été privée de Zan à l’âge de six ans because ses rondeurs et ses dents en avant, et vu qu’elle abusait de cette recette familiale qui l’avait nourrie depuis toute petite, elle se dit qu’elle attraperait le premier bamboula venu et qu’elle lui sucerait le zizi, rien que pour voir si Onésime avait menti à sa femme. A cette idée saugrenue, une drôle de boule pleine de vide avait rempli son estomac, pour la première fois. Mais ça avait bon goût. Un goût de paradis, d’anis ou de réglisse.
-Toc-toc-toc !
Elle n’attendit pas jusqu’aux aurores. Un zigoto venait de rentrer dans sa chambre. Un zigue taillé comme Zhonny Wezmuller, mais aussi noir que l’âme de Zézette. Il portait un ensemble en zèbre d’une étrange beauté. Jusqu’au petit calot…
-Mademoiselle Duzan, présentement je vous apporte les serviettes de bain pour la salle de bain.
-Merci zeune homme. Et comment s’en sert-on ?
-Zouzou. Je m’appelle Zouzou. Alors quand on s’est présentement lavé, on se sèche avec. Mais vous me faites marcher…
-Non Zouzou. Z’adore les coutumes locales. Pourrais-tu me laisser voir, ze te donnerai un franc ZéFA…
-Oui mamzelle, mais faut se retourner…
Voilà donc que le beau Zouzou tombe ses effets et se ceint la taille, la serviette imitant un pagne. Suzon l’imite en riant, mais sa serviette tombe comme de fait exprès à ses pieds, dénudant ses hanches déjà rondes et sa jolie toison blonde. Zouzou tout excité par le poil doré sent un crochet lui soulever sa jupe improvisée. Sa serviette tombe à son tour, découvrant un sexe énorme et noir comme du bois-bandé.
-Mais c’est un sacré bâton de Zan ! s’écrie mamzelle Duzan zinzin. Ze peux goûter ?
Comme elle avait joint le geste à la parole, joint ses mains sur le mandrin et joint ses lèvres sur le noir engin, Zouzou se retrouva avalé avant de penser que cette folle signait là peut-être son arrêt de mort. Noir le Zan. Noire l’âme. Noir l’avenir. Mais noir le voile sur les yeux quand le plaisir se pointe… Quant à elles, on sait bien que les filles ont une propension certaine à imiter leurs ainées, un don naturel aussi, et Suzon sut de suite que sucer serait désormais son péché mignon.
Elle aima de suite ce gout de réglisse plus raffiné que celui qu’elle connaissait. Moins d’anis mais plus de pénis, pensa-t-elle en pouffant de rire. Faut qu’ça glisse ! Elle aima la soie diaphane de la gaine noire qui roulait sous ses lèvres bavouilleuses. Elle aima le zoli visage de Zouzou qui semblait se liquéfier et blanchir petit à petit. Elle aima son regard de gros briard qui de petite maitresse la faisait devenir grande prêtresse. Ella aima son corps de marbre ébène qui au rythme de ses lèvres se mettait à trembler comme un peuplier un soir de zéphyr. Elle aima son gros zob zoolâtre qu’elle transmuait en obèse bâton de maréchal. Nous voilà ! Oui, ma chère Al nous voilà ! Nous y voilà ! Suzon à force de sucer le sentit arriver de loin, au galop, flots furieux du Zambèze, roulements de tambour et flageolets perçants, avec sa grosse artillerie, tir au mortier, la Grosse Bertha, un premier jet de tireur d’élite, des litres en plein dans la glotte, de la poix fondue, puis une rafale de mitrailleuse à bout portant, du douze oui du douze et puis du vingt-deux, respiration coupée, le cœur au bord du gouffre, puis le bouquet final, la chute chaude, le braquemart comme un pommeau d’arrosoir, la langue labourée comme la purée, trop crémée comme un cul de bébé, gland bolet-Satan, grande bolée de Satan, du mal à respirer, faut tout avaler, les Duzan ça crache pas, Merci Gervais, Merde maman que j’aime ça, et sucer, et sucer, et sucer jusqu’à ce que Zouzou ne s’appelle plus que Zou. Zou !
Et Zou car le Zouzou n’était pas zouave à débander illico et il lui fit perdre sans ambages son pucelage sur le coin du frigo. Suzon n’était pas frigidaire et la chaleur de sa zigounette redressa le zob obèse comme un zoom de Zeiss qu’aurait trouvé son zigue. Bruits zonzons de zoo. Ouistitis agrippés en haut des branches. Branche. Des branches. Branche. Des branches encore sur fond de Zambèze pas zen… Gestes hystériques de zouaves zigotant comme des zigotos zappeurs… Mais sur les bords du grand fleuve, quand Tarzan baise, la chute n’est pas loin… Chute des reins, tournez princesse, et vas-y que je te relève le popotin à coups d’airain, cris de la donzelle, mais il s’est trompé !, quand Zouzou perce ses fesses le petit perd son nom, définition-frisson du gérondif empapaouter, cinq francs or c’est gros comment ?, convoi exceptionnel se coinçant et se décoinçant dans le tunnel du Fréjus, le frais jus qui arrive et emplâtre de blanc l’opacité nuiteuse de l’arrière train. Cris de douleur et de jouissance se faisant la nique dans un même bordel. Zouzou salaud, Zouzou je t’aime.
-Merci mamzelle Suzon, tenez la serviette…
Et puis Suzon à genoux devant la négritude. Une Duzan nettoie toujours ce qu’elle vient de salir, alors Suzon ! Zélée, elle essore de sa langue et de ses lèvres le zob pas reluisant. Ire de ses ancêtres qu’elle emmerde à présent. Zan de Zouzou et zih et zan… Propre comme un zou neuf.
-Merci Zouzou, ze me remembrerai touzours de ta zolie zézette…
Conclusion en présent : Elevée dans le culte de la réglisse, et respectueuse des barres maculées, pas étonnant que Suzon Duzan, fille d’artisan, ne vénère le Zan de son premier alezan.
 

 

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Anne-Aymone Demer | Les Inconnues Célèbres - http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/03/anne-aymone-demer-les-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/03/anne-aymone-demer-les-inconnues-celebres/#comments Wed, 03 Sep 2008 05:29:01 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/03/anne-aymone-demer-les-inconnues-celebres/ Anne-Aymone Demer.
 
Je découvris Anne-Aymone Demer sur une plage du débarquement. Elle était accrochée à un gros bloc de béton, reliefs d’un blockhaus de la dernière guerre, et la marée montante la paniquait.
-Au secours ! Je ne sais pas nager ! criait-elle dans son une-pièce aubergine.
Elle était littéralement collée à la paroi, un peu flasque semble-t-il et je crois même qu’elle se faisait pipi dessus tellement la peur la prenait au ventre. Je me fis la remarque presqu’à voix haute : Cette nana ressemble trop à une anémone de mer, ces gros pissous ronds et mous qui fuient dès qu’on leur presse dessus ! C’est incroyable !
Je plongeais aussitôt, nageais les vingt mètres à peine qui me séparaient d’elle et agrippais la dalle de béton en lui demandant de se calmer :
-Je suis le maitre nageur. N’ayez plus peur de rien. Il n’y a aucun danger… Comment vous appelez-vous ?
-Anne-Aymone… Anne-Aymone Demer.
Elle se réfugia dans mes bras et se colla à moi comme une bernique sur du granit. Je dus presque l’assommer car elle m’empêchait de respirer. Elle m’entraina vers le fond mais grâce au ciel une vague plus forte que les autres nous envoya sur la plage. Ma rescapée avait bu une sacrée tasse et je dus lui faire du bouche-à-bouche…
Sa bouche visqueuse et fraiche avait des parfums d’iode et de varech. Presque un goût de dentifrice homéopathique. Ses lèvres se réveillèrent en premier, comme si je lui insufflais la vie depuis les miennes. Puis sa bouche se mit en branle, comme un de ces éviers-aspirateurs qui équipent les cabinets de dentistes. Elle avala mon souffle mais aussi mes humeurs. Ma salive. Mes forces. Paralysé, je ne pouvais plus bouger. Ses chairs m’entourèrent, molles, flasques, maternelles, presque comme si elles voulaient me digérer ou du moins faire corps avec moi. Jusqu’à ses cuisses, double des miennes. Ses seins cyclopéens m’empêchaient maintenant de respirer et son sexe goba le mien comme on avale une vieille saucisse à un concours de hot-dog. Avant même de pouvoir donner un coup de rein libérateur, j’éjaculais en elle, déclenchant un tremblement de terre qui fit définitivement dérailler mon cœur. Elle jouit comme une baleine en mer de Cortez, roulant sur moi et m’écrasant de tout son poids. Puis, concentrée sur son orgasme inespéré qui revenait de la mort, elle m’oublia. Je suffoquais deux trois fois avant un dernier sursaut qu’elle prit en gloussant pour une dernière vague de sperme. J’étais mort. Lessivé.
Deux jours plus tard on me mettait en terre. Joli cimetière marin. Ifs et romarin. Sur ma tombe pleurée des pensées, des roses, des marguerites, une couronne et un joli bouquet de myosotis. Puis une bourrasque violente, une lame terrible. Pierre lessivée. Fleurs balayées. Sauf une anémone venue je ne sais d’où. Trois heures plus tard les fleurs étaient mille et digéraient le marbre gris. On entendit juste avant que le soleil ne meure à son tour dans l’océan le rire gras d’Anne-Aymone Demer, démone malheureusement pas morte en mer.
Alors un conseil, si au bord d’une plage vous voyez une grosse femme en danger, de grâce laissez la mer la submerger, puis l’éponger, surtout si vous reconnaissez en elle la dangereuse Anne-Aymone Demer…
 
 

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Guillaume Lequon-Quérant | Les Inconnus Célèbres http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/02/guillaume-lequon-querant-les-inconnus-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/02/guillaume-lequon-querant-les-inconnus-celebres/#comments Tue, 02 Sep 2008 05:43:37 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/02/guillaume-lequon-querant-les-inconnus-celebres/ Guillaume Lequon-Quérant
 

Avoir deux Q dans son nom de famille, pour moi, arithmétiquement, ça fait cucul. Mais quand on s’appelle Lequon, ce qui n’est pas facile en soi, même si le con fini au bout du compte en Q, il parait toutefois légitime d’y accoler Quérant, participe présent du verbe quérir qui n’existe pourtant de nos jours qu’à l’infinitif, fruit passé d’un mariage interdit. Et quand on est membre viril de la famille Lequon-Quérant, et que l’on rêve d’une gloire qui vous a été refusée, quoi de plus naturel que d’appeler son fils Guillaume, Guillaume Lequon-Quérant, en priant pour que la Destinée qui vous avait fait la sourde oreille ne l’entende pas comme Guillaume Le Con-Qu’errant dit le musard obsédé ou même Guillaume le Conquérant, le vrai, ce bâtard normand et rouge-sang qui se consacra roi des Anglais…
Heureusement, né dans une famille républicaine et athée qui ne compulsait même pas l’horoscope gratuit et pourtant si juste du supplément télé du canard du dimanche, rien de tout ça n’arriva.
Guillaume Lequon-Quérant était un jeune homme des plus sages, fierté de Robert son père, et pour son large succès au BEPC, on lui offrit un séjour linguistique outre-manche, ticket assuré pour le Bac.
Il débarqua à Brighton un soir de pluie, dans une famille qui vivait en grande banlieue, maison mitoyenne au jardinet à peine plus grand que des toilettes, mais tout autant arrosé. Comme c’était fête il dut avaler des fish and chips, plus une pinte de bière tiède qu’il threw out in the bathroom quelques minutes plus tard… Première leçon de rosbif. On le fila au plumard et il se réveilla avec un mal de tête carabiné et des espèces de débiles à dentition de cheval qui, pour lui caler l’estomac, voulaient lui faire avaler de la panse de brebis farcie, confiture à la menthe… Retour aux toilettes qui devaient dorénavant s’imaginer que les Frenchies faisaient leur poo-pooh par la bouche. Avec un mal de tête inhabituel, il assista à des cours plus longs qu’un jour sans peigne, saisissant un mot sur deux, et il se retrouva à quatre heures pm dans sa nouvelle home sweet home seul avec Kathrin, la fille de la maison qui venait de tourner ses seize ans.
-Hey Billy (P’tit Guillaume en english), combien es-tu âgé ?
-J’ai quatorze ans Kathrin, et toi ?
- Appelle-moi Pussy Kat… Frenchy. Moi je suis seize ans…
-C’est mignon Pussy Kat… C’est parce que tu aimes les chats ?
-Non, c’est because j’ai la plus belle chatte rousse de tout le voisinage, stupide trou-du-cul !
Guillaume qui ne comprenait pas bien le british en cette fin de première journée se dit quand même que le ton était méprisant et qu’il fallait redorer le blason de la France…
-Et on peut la voir cette chatte ? Où se cache-t-elle ?
-Monte dans ma chambre et ferme la porte à clé.
Guillaume pensait que la bête était en chaleur ou va-t-en savoir quoi. Il ferma la porte à clé et quand il se retourna, il eut le plus grand choc de sa vie… Kathrin avait remonté son kilt jusqu’à la taille, descendu sa culotte jusqu’aux chevilles, et écarté les jambes libérant une chatte enflammée, comme une oriflamme agressive. Devait-il aller au con-bas ?
-Come on Frenchy ! Come and pet my pussy…
Ça Guillaume venait de l’apprendre aujourd’hui! « Allons Franchouillard, viens donc caresser ma chatte »… Le pussy c’était donc son con ! Vraiment, il pensa que ces cours étaient drôlement bien faits et que les TP du soir approfondissaient d’une manière très sympathique le sujet.
-Come on ! My pussy doesn’t bite…
Il ne comprit pas trop la deuxième partie de la proposition allocutive mais comme cette jeune chatte ne devait pas mordre, il se mit à genoux devant elle, comme Guillaume le Conquérant l’avait fait devant la couronne anglaise, et il avança la main pour mieux y voir. Son minou était littéralement fendu, comme une cicatrice fraiche, qui sentait d’ailleurs la marée fraiche, de sa touffe oranger jusqu’à son trou du cul (ass hole, ça il l’avait appris à son dépend dès qu’il avait débarqué) cramoisi. Pussy Kat lui prit la main, impatiente, et lui fit faire les premiers allers-retours générateurs de rosées. Lui triquait déjà comme un âne prêt à braire. Alors qu’elle lui pressait la tête et qu’il avançait ses lèvres vers son minou, la porte d’entrée claqua et on entendit madame Blowgeobb crier :
-Pussy Kat es-tu là ? Tu fais réviser le petit Français, mon minou ?
La bouche de Billy boy était à un pouce de ses lèvres purpurines, non ça ne sentait pas l’urine, mais Pussy Kat le repoussa brutalement, il en tombait sur le cul, elle enfila sa culotte en un quart de seconde et lissa son kilt comme une écolière sage l’aurait fait. Elfie Blowgeobb entra à ce moment-là.
-Billy, ne restez pas sur la moquette. Pour bien travailler, il faut une droite position. Asseyez-vous donc au bureau !
-Non, merci madame Blowgeobb. J’apprends mieux à ras de terre. Lui déclara-t-il pourpre comme le minou de sa fille, incapable de se lever avec le cric dressé dans son pantalon…
-Pussy kat, tu aurais pu lui montrer une chaise. Il va croire qu’on n’est pas éduqué…
-Non Mum, je lui montrais justement les richesses vives de l’Angleterre. Il avait l’air de pas en revenir. Je crois qu’en France ils sont encore un peu en retard sur nous. N’est-il pas ?
La petite garce se payait de leur deux fioles à la fois et Guillaume se demandait si ça ne l’excitait pas de le voir encore à ses pieds en présence de sa mère. Il imaginait sa culotte qui lentement s’humidifiait comme on le lui avait raconté, peut-être en rajoutait-il, car ça se mit à déborder dans ses jeans et une vilaine tâche bleu-marine vint s’engluer à droite de sa braguette. Il la cachait tant bien que mal, mais il lui était impossible maintenant de se lever, devant Pussy Kat ou devant sa mère.
-Nous avons presque fini la révision de mes connaissances, madame Blowgeobb. Donnez-nous cinq minutes et nous descendrons… Demain je prendrais une chaise.
Sa mère les laissa et Pussy Kat lui sauta dessus.
-Son of a bitch ! Tu sais y faire avec les vieilles… Mais qu’as-tu fais à ton pantalon ? C’est ma mère qui t’excite ou l’idée de ta langue dans mon minou ? Défais vite ça que je répare… On dirait une carte de France avec la Corse de ce fucking Napoléon là en-bas…
Pussy Kat fut la première personne au monde à mettre son sexe flasque dans sa bouche et, bien qu’elle n’ait pas la technique d’une geisha à mille livres la pipe, elle lui fit regimber l’engin en cinq sec, ou plutôt immediately.
-Vous descendez les kids ?
Guillaume relevait sa tête vers les cieux, sa tête de gland vers les amygdales en soie de Kat, ses ambitions de petit garçon au niveau de celles des hommes, et les jupes de Kat afin de caresser ce pussy qui lui faisait regretter de ne pas avoir plus aimé les fish and chips de la veille… Elle répondit à sa mère avec la queue du conquérant dans la bouche, comme une provocation :
-Yeah, Mummy… mmmh moment !
Puis, comme elle voulait le vassaliser à vie, elle s’arrêta de le sucer en le regardant dans les yeux, le branla du bout des doigts dix secondes puis stoppa tout net, le laissant pantelant et à deux doigts d’une vraie éjaculation dans sa bouche ou ses doigts…
-Kiss my pussy !
Il fit un baiser sur ses lèvres couvertes de poil feu et elle le repoussa en se reculottant. Ni vue, ni connue. Guillaume était persuadée qu’il allait se déniaiser avec cette chatte inespérée et une heure plus tard, après avoir cartonné son mouchoir-branlette, il s’endormit dans les bras de la nouvelle et jeune reine d’Angleterre.
Le lendemain, il rêva toute la sainte journée de cons, de chattes, de pussies et de foo-founes tantôt françaises, tantôt anglaises, puis il rentra à la maison de Pussy Kat en courant. Les surrénales aux abois.
-Let me pet your pussy, Kat…
-Fuck-off, Frenchy… J’ai plus envie…
Dehors il pleuvait comme en été. La radio sanglotait « Oh, Lord ! Don’t let me be misunderstood ». Guillaume venait de comprendre ce qu’était le vrai blues, encore plus sombre sous un ciel de chiottes. Dans toute cette humidité pleurer semblait dérisoire. Même se branler ne voulait plus rien dire. C’est ce soir-là qu’il décida de devenir vétérinaire…
 

 

 

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Contes détournés| Le Petit Chartron Rouge http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/01/contes-detournes-le-petit-chartron-rouge/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/01/contes-detournes-le-petit-chartron-rouge/#comments Mon, 01 Sep 2008 06:19:29 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/09/01/contes-detournes-le-petit-chartron-rouge/ Le Petit Chartron Bouge
 

Moi dans les contes, ce qui me gêne, c’est quand ça tombe pas juste. Et puis j’aime pas la retenue. Prenez par exemple le Petit Chaperon Rouge: si on se met à la place du petit pot de beurre, qui au début est au centre de l’intrigue, puis gentiment dans le panier, qui se fait trimballer tout du long de l’histoire, qui refait surface lorsque le Petit Chartron Rouge tape à la porte de la grand-mère transformée en loup (je vous parle pas d’un psychopathe ce Perrault) et qui nous fait espérer une fin digne d’un produit de luxe, façon Fauchon fichant le fion de Fanchon, eh ben on est déçu. Pourquoi l’a-t-il oubliée cette pièce à conviction ? A-t-il eu peur d’aller jusqu’au bout le loulou ? A-t-il eu, lui, peur de mettre le loup dans la bergerie ?
Moi je vous le dis tout cru, le loup de ce conte n’est qu’un malade mal imaginé, un pervers qui préfère se farcir la grand-mère avant la petite fille, un déséquilibré qui doit se taper un jogging de douze bornes pour se mettre en jambes, un obsédé qui se déguise en vieille femme pour arriver à goder un deuxième coup et qui, affolé par cette mise en scène grandguignolesque en oublie le beurre sur la table de chevet, si on admet habituellement qu’il a déjà croqué la galette. Moi, oublier bêtement la margarine sur une servante, juré, maniaque comme je suis, je l’ai jamais fait… m’est avis que Perrault ne mérite pas tant de bravos.
Alors imaginons une fois que je m’appelle Jean-Loup et que, par exemple ce soir, je me promène quartier des Chartrons, dans la forêt de ruelles mal éclairées, et que je tombe nez à nez sur une toute jeune fille qui porterait comme par hasard un manteau rouge ridicule. Imaginons que ce soit moi et pas elle qui porte un sac en plastique dans lequel il y aurait un paquet de langues de chat (vous voyez l’allusion ?) et une plaquette de beurre légèrement ramolli (car briser la chaine du froid est essentiel pour la suite de la mise en scène). Mais plantons d’abord le décor…
-Bonsoir belle enfant. Que fais-tu dans cette jungle à cette heure avancée de la soirée ? Tu n’as pas de parents ? Mais quel âge as-tu pour être encore dehors à cette heure-là ?
- Dix-huit ans juste aujourd’hui, mon chéri.
-Hem ! Tu me sembles bien plus jeune… Joyeux anniversaire quand même…
-Merci bien. Mais je vais chez Mamy qui a une toute petite retraite lui prodiguer mes bons offices. Elle habite à l’hôtel du chat qui dort, rue Cornac, à deux pas, chambre 407. Elle a probablement faim et de toute façon grand besoin d’argent… mais, ma langue au chat… qu’avez-vous donc dans vos deux bourses ?
-Oh rien de très excitant. Dans celle-ci, c’est cocasse, justement un paquet de langues de chat… et un petit pot de beurre qui ramollit à vue, vu la température étrangement chaude pour la saison, n’est-il pas ? Dans l’autre, presque rien, un ticket de tramway et  une carte bleue peut-être…
-Eh bien, mon chéri, moi ça m’a l’air plutôt intéressant tout ça… votre prénom ?
-Jean-Loup.
-Eh bien Jean-Loup, je crois que si vous avez cent euros de trop, pour nos deux anniversaires, Mamy serait ravie de vous inviter car ce soir elle fête juste ses 69 ans, elle aussi… Seriez-vous de la partie ?
-C’est trop gentil. J’ai peur de gêner…
-Mais non, mais non. Montez ! Vous verrez… Mamy a un sens inné de l’hospitalité. Aimez-vous certaines spécialités ? A nous deux on sait à peu près tout faire…
-J’aime pas les carottes râpées. Ni les gros concombres. Puis je suis allergique au boudin antillais… Je crois que j’habite depuis trop longtemps cours de la Martinique. C’est à peu près tout…
-Vous aimez la morue? La raie ? Oui, on pêche pas mal… J’espère que la fumée ne vous dérange pas trop car nous avons un autre péché mignon : nous sommes des dingues de la pipe…
-Vous fumez à deux ?
-ça arrive… Les soirs de fête… Là où y’a d’la gêne y’a pas d’plaisir… Hein ?
-Et c’est quoi votre prénom ? Vous qui m’avez à peu près convaincu d’aller souffler ces 69 bougies…
- Appelez-moi le Petit Chartron Bouge, Jean-Loup chéri, c’est mon surnom, je vous montrerai peut-être pourquoi on m’appelle comme ça dans le quartier ! Mais si on se rejoignait chez Mamy ? Vous passez par le cours Portal, y’a un distributeur de billets et c’est direct. Moi je passe par la rue Notre-Dame, petit stop à l’épicerie arabe et à la pharmacie…
Il faut noter que jusques ici nous avons scrupuleusement suivi le scenario du conte originel. La jeune fille juste pubère (manteau couleur sang des premières règles) sait qu’elle a rencontré un prédateur sexuel qui veut bien payer pour se la payer (voir la galette ou ici les langues de chat). Elle le fait courir mais néanmoins elle lui donne quand même l’adresse de sa Mamie, genre j’aimerais bien mais j’ose pas… Elle court jusqu’au rendez-vous en ayant eu soin de prendre de la bière chez l’arabe du coin et des préservatifs au distributeur de la pharmacie. On est loin du viol au coin du bois. Avançons maintenant dans le récit… Hôtel du Chat qui dort. Chambre 407.
Toc, toc, toc.
-Qui est là ?
-Jean-Loup, invité par le Petit Chartron Bouge…
-Tirez la chevillette et la bobinette cherra…
Jean-Loup qui était un peu sourd à cause de sa main droite, entendit « tire la chevrette et Bobinette chiera », ce qui lui parut surprenant, voire cavalier, prometteur mais pas inaccueillant. Mamy lui ouvrit la porte, sourire aux lèvres, une dent en moins. Elle portait bien ses 69 ans. On aurait dit qu’elle en avait 68 à peine. Elle portait aussi une guêpière en satin rouge usée, des bas à résilles rouges, des talons compensés rouges et parlait avec une voix éraillée de grande fumeuse de pipe.
-Mets-toi à l’aise mon lapin. Je te fais un petit truc avant que la petite n’arrive ? Je lui mâche souvent le boulot…
Là, il faut analyser. Jean-Loup doit se taper la mamie s’il veut la petite, raison de sa course folle et de l’abandon des cent euros, des langues de chat et du petit pot de beurre… Voyons comment il essaie de contourner la situation car elle a tout de même 69 ans…
-C’est gentil Mamy. Oui, va pour le goulot…
-Le goulot ?
-Vous ne m’avez pas dit je vous mâche le goulot ?
-… Les hommes… toujours les mêmes…
Adonc Mamy pratique une fellation Grand Sport avec 55 ans d’expérience et deux fois la distance de la Terre à la Lune avalée à coups de 15 cm,  quand le Petit Chartron Bouge tape à la porte.
Toc, toc, toc.
-Qui est là ?
-Le Petit Chartron Bouge…
-Chire la chevillette et la bobinette cherra… chérie… - dit-elle la bouche pleine.
La belle enfant se met à genoux pour embrasser sa grand-mère qui a mis Jean-Loup dans tous ses états.
-Oh mamy ! Que vous avez- une grande bouche sans votre dentier !
-C’est pour mieux embrasser mon enfant…
-Oh Jean-Loup que vous avez une grande queue !
A noter que le scénario a dérapé à ce moment-là car Jean-Loup et Mamy auraient dû se retrouver dans les draps. Faisons intervenir intelligemment le Petit Chartron Bouge pour redresser la situation. Avant que Jean-Loup ne lui réponde… Reprenons…
-Oh Jean-Loup que vous avez une grande queue ! N’est-ce pas le moment idéal pour goûter une de ces petites langues de chat ?
Bon, je ne vous fais pas un dessin mais on peut néanmoins imaginer Jean-Loup offrant une langue de chat au Petit Chartron Bouge pendant que Mamy finit de lui bourrer une bonne pipe. Charmant tableau de salon de fin de soirée bourgeoise fin XIXème du quartier si chic des Chartrons. Et le pot de beurre me direz-vous ?
-Et si on essayait le beurre ? dit Jean-Loup en grande forme après avoir basculé sur le lit le Petit Chartron Bouge bourrée de langues au chat…
-Pour les annales, c’est vingt héros de plus ! Petit Chartron Bouge, conseille Mamy.
-Au diable les varices. Va pour vingt de plus ! On est bien à Bordeaux, non ?…
 

La décence la plus élémentaire, ainsi que mon autocensure inflexible ne me permettent pas de raconter cette scène de beurre et de sodomie dans laquelle Jean-Loup apprenait pourquoi malgré son jeune âge le Petit Chartron Bouge méritait subitement le vibrant nom de guerre de Bouge, ou les sobriquets kékés de You-hou reins tintin, Line trampoline, Balançoire pour l’échafaud, Salsa mes noix, Black mambo fatal, Septième essieu, Quatre-quatre, La montagne russe, La débiteuse-déboiteuse, Rodéo bas du dos, Queue de langouste, L’épileptique elliptique, L’essoreuse tueuse ou Roule ma poule… Je ne vous dirais pas non plus pourquoi Mamy et ses langues au chat était élue reine des roses, pourquoi vingt euros de plus égale un heureux de plus, pourquoi la rue Cornac s’appelle plus que jamais la rue Cornac, pourquoi je ne quitterais plus le quartier des Chartrons et pourquoi tire la chevrette et Bobinette chiera était la vraie formule.
 

 

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Rosette Delion - Les Inconnues Célèbres - http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/24/rosette-delion-les-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/24/rosette-delion-les-inconnues-celebres/#comments Sun, 24 Aug 2008 06:13:29 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/24/rosette-delion-les-inconnues-celebres/ Rosette Delion.
 

Rosette… Pas la fleurette avant-coureuse de rose. Ni la décoration à la con au revers du veston. Pas non plus le gros saucisson de Lyon. Ni le nœud riquiqui à deux boucles. Encore moins un tapis vert et rampant… Non ! Rosette était une fillette que venait de mettre au monde madame Delion dont le mari, Léon, n’était pas la moitié d’un con.
Bébé, Rosette Delion n’avait qu’une idée en tète : téter. Téter toute la sainte journée et la nuit s’il fallait. Elle grandit très vite et des six livres de la naissance, elle doubla de volume pour atteindre très vite douze volumes, soit le poids conséquent d’une encyclopédie en papier sulfurisé qualité alimentaire. La famille qui ne lisait que l’almanach Vermot en resta bouche bée et comprit grâce à elle que culture n’avait rien à voir avec garniture.
A deux ans elle tétait encore. Sa mère à l’esprit très pieux, avait dû dire adieu à ses seins.
A quatre ans elle tétait tante et plus. Un doudou chéri aussi.
A six ans, elle se mit au saucisson, Rosette Delion. Sa maman gentille décalottait la bête, la peau c’est pas bon c’est plein de cochonneries, et v’là que la fillette suçait le jésus comme on suce un poireau. Fallait la voir la pogne un peu graisseuse, s’en barbouiller les lèvres jusqu’au nez, faire des mimiques, faire des manières comme dans les films d’après minuit, générant le rire gras des adultes et quand on la grondait faire un pied-de-nez.
A huit ans elle tétait de la bière, en cachette, car ça faisait grand. Et pis elle rotait comme Gontrand. C’était marrant.
A dix ans, elle tétait son oncle indigne, un charcutier gras du bide qui lui échangeait des p’tits suçons contre du saucisson. La gamine était gourmande, c’est pour cela qu’elle s’était fait avoir. L’oncle Léon avait creusé un gros saucisson qu’il avait emmanché sur sa bite pour appâter sa nièce comme on appâte un petit oiseau. Puis, la peau de plus en plus fine, l’enfant avait enfin sucé sa peau. « C’est des cochonneries tout ça ! » qu’elle lui dit la première fois au fond des bois… « Mais non ma Rosette, c’est permis d’oncle à nièce. Regarde, c’est rigolo, tu serais un avion ravitailleur en vol et pour que tu voles je te tiendrais par les tresses… ». Elle, elle trouvait pas ça si rigolo, sauf quand il se tartinait le zizi de rillettes et qu’il prenait un air idiot. Elle aimait pas beaucoup sa crème poulette, mais la charcutaille c’est pas toujours du gâteau…
A douze ans Rosette suçait aussi son père qui avait appris ses dons de la bouche de Léon Delion, son frère, le jour même de sa communion. Il avait attaché la jolie montre promise sur sa bite aussi poilue et aussi large qu’un poignet de douze ans, ça faisait ridicule, et elle avait dû attraper le cadeau sans y mettre ni les doigts ni les dents. C’était une Lip, c’est con, mais ça rime avec pipe… Alors elle avait sucé Papa et son frère Léon et comme ils étaient bourrés ça avait été long.
A quatorze ans, elle tétait Tiger Delion son frère de quinze, tous les matins, car il se levait avec une trique qui lui faisait si mal, que des fois il en pleurait. Comme elle avait bon cœur, pas mal de technique apprise par Léon, apprise par papa, comme Tiger ne buvait pas, ça lui prenait pas plus de temps que ça et elle pouvait le rançonner d’un euro à chaque fois. Avant le chocolat.
A seize ans elle prenait dix euros (cinq pour son frère, cinq pour elle) dans les caves de l’immeuble, là où il fait chaud à côté du chauffe-eau. Rosette Delion avait le sens du commerce et elle distribuait à tous ses clients une rosette d’honneur à accrocher sur son cœur. Elle passa toute la ville, car qui aurait voulu rester sans une rosette sur le cœur acquise au champ d’honneur ? Même les pédés se firent téter. Ils lui trouvèrent du talent et échangèrent des techniques profitables aux deux camps. Gagnant, gagnant mais pas gnangnan.
A dix-huit ans, victime d’une gingivite fulgurante. Elle perdit toutes ses dents et disait des ch à la place des s. Elle ne chuchait plus qu’à la nuit tombée mais cha technique « mâchouille du manche chans ratiches » en fit partir plus d’un avant de commencer à compter les trois minutes, comme un KO pour un round de boxe. Elle vous attendait dans le coin, vous excitait, vous travaillait au corps, puis crochet à droite, directe à gauche, elle vous finissait au gong. Pour cinq euros de plus, elle vous jetait pas l’éponge mais vous faisait la toilette comme un premier matin du monde ou un alors un joli rouleau de printemps.
A vingt ans Rosette apprit qu’elle avait elle aussi une rosette à peine fanée. Education éprouvante au premier coup, cris, non, non, douleur et tout, mais comme le fleuriste était têtu (et monté) comme un âne, il ne céda pas, oui, oui, oui, et lui fit découvrir les délices concupiscents de la sodomie et ceux plus impétueux de la feuille de rose. Rosette en rosit de honte et de plaisir non dissimulés bien qu’en s’asseyant elle comprît que la rosette, elle aussi comme sa grande cousine, allait pas sans épines…
A vingt deux ans Rosette Delion s’acheta un dentier puis elle se maria. Loin de Lyon. Avec Pierre Houpette, perruquier de son métier qui lui portait une moumoute. Elle lui fit croire qu’elle était vierge et nigaude comme le jour où elle était née. Il la crut et la trouva néanmoins très délurée et très douée. Ils essayèrent, ils essayèrent, mais s’ils prirent du plaisir, ils ne purent jamais avoir d’enfant… Elémentaire ! Avec Rosette et Houpette, c’était écrit dans le dictionnaire…

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Ornela de Guirlandes - Les Inconnues Célèbres - http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/22/ornela-de-guirlandes-les-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/22/ornela-de-guirlandes-les-inconnues-celebres/#comments Fri, 22 Aug 2008 05:34:22 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/22/ornela-de-guirlandes-les-inconnues-celebres/ Ornela de Guirlandes
 

 

Le duc de Guirlandes était un homme éclairé, même dans sa sombre campagne. Il venait de m’embaucher comme factotum. Je lui servais de secrétaire, d’homme de confiance, d’homme à tout faire, d’intendant, de touche-à-tout, de majordome, de maitre Jacques et il me payait comme une bonne à tout faire. Mais j’étais satisfait.
Je n’avais pas trop le choix à l’époque car je me cachais d’un mafieux que j’avais cocufié et que tout le monde en ville appelait désormais Le Cornu, joignant aux paroles ce geste de la main : Index et auriculaire tendus vers le ciel et dans l’espace rendu libre, repliés sur la paume, pouce croisé sur majeur et annulaire. L’homme voulait me scalper et il avait promis à ses lieutenants qu’il ferait rissoler ma bite et ébouillanterait mes couilles avant de me les faire manger.
Chez de Guirlandes j’étais à l’abri. Et je m’étais promis de rester sage. Il n’avait qu’une vieille femme, trois servantes aux culs plus larges que des chaudrons pour la cuisine du cochon, un redoutable maitre d’armes auquel rien ne me donnait envie de compter fleuret et deux valets plus sales que mes pieds.
Les jours s’étiraient, monotones, en fin d’été, ciels de porphyre orangés légèrement voilés, quand Ornela arriva.
Ornela de Guirlandes était la fifille à son papa, elle avait vingt ans, et le vieux grigou m’avait caché son existence, jusque dans les pages de sa vie qu’il me demandait de mettre (en pages) à mes moments perdus. Il m’expliqua d’un revers de la main qu’elle revenait d’un an de retraite dans un couvent près de Milan, qu’elle était d’un deuxième ou troisième lit, rejetonne tardive d’une actrice italienne, mais qu’elle éclairait ses nuits. Il me rappela aussi gentiment les raisons pour lesquelles j’étais là, au secret, et que ce serait vraiment fâcheux que ce maffieux aux bois majestueux vienne me rechercher ici, pas par hasard, et ne salisse la cuisine en préparant des abats pour mignons anthropophages.
J’étais prévenu et, comme Dieu avec son fils, je fis une croix sur Ornela. Tout se passa bien le premier mois. Mais petit à petit ça se gâta.
 

Elle mettait un beau décolleté. Je ne la regardais pas. Elle changeait de robes trois fois par jour. Je ne la regardais pas. Elle se faisait plus belle que belle. Je ne la regardais pas. Elle chantait sous ma fenêtre. Je ne la regardais pas. A la veillée, son père couché, elle récitait des poèmes grivois. Je ne la regardais pas. A table elle mangeait avec les doigts. Je ne la regardais pas. Ses seins aux trois quarts nus auraient damné un cardinal pédé. Je ne la regardais pas. Ses lèvres muettes me susurraient des mots d’amour qui ne se disent que lors de saillies mémorables. Je ne la regardais pas. Elle se caressait sous la table à l’heure du bénédicité. Je ne la regardais pas. Ceci dura trois mois. Et comme elle avait le plus beau minois et je supposais le plus beau minou à cinquante lieues à la ronde, je ne manquais pas de me branler tous les soirs en murmurant, enjolivant, relevant, rehaussant et faisant reluire son nom composé qui me faisait délirer sur des pensées et des pratiques pas très catholiques…
 

La veille de Noël, le vieux de Guirlandes alité me demanda d’aller couper un sapin dans la forêt et, comme il avait vu que que sa fille ne m’intéressait pas, il me pria de l’emmener, c’était la tradition depuis deux dizaines d’années. Elle ne m’adressa pas la parole durant tout le trajet aller. Elle chantonnait Janeton… Arrivé, elle choisit un arbre, me regarda scier le tronc, m’aida à le charger puis à brûle pourpoint elle m’apostropha :
-Oui, c’est ça, Noël, vous êtes pédé… (oui, je m’appelais alors Noël…)
Je me défendais et lui racontais l’aventure dramatique avec la femme du maffieux.
-Ben avec la trouille au cul, depuis six mois à vous cacher comme un rat et à même plus reluquer une nana qui vous trouve du charme, je vous le dis, Noël, vous êtes devenu pédé…
-Oui princesse, disons que je sois devenu pédé et que j’aimerais bouffer toutes les couilles de la création, surtout celles, gonflées, des ermites, sauf les miennes qui me dégoutent…
-Moi c’est juste le contraire… je suppose. Du moins pour le moment…
-Ornela ! C’est déjà assez dur comme ça…
 

Je parlais autant de mon sexe qui s’imaginait dans sa bouche que de mes pensées qui furetaient déjà entre ses poils de cul de donzelle.
-Laissez-moi juste vous sucer, Noël. Après tout, demain c’est votre fête…
Elle me promit que ça ne serait qu’une fois. Que le château ne le saurait pas. Que trop d’envies refoulées ça donne des orgelets et que je ne voulais pas la voir défigurée. Qu’on avait vu des vierges se calciner. Ou se liquéfier au contraire. Qu’à Milan elle avait soigné des courtisanes qui lui avaient appris des techniques spéciales d’avaleuses de nouilles et même des plus subtiles ramenées à pied de la Chine par le beau Marco-Polo…
Popaul dessinait dans mon calbut un arc de cercle de titane à faire pâlir sa jument et Robin des Bois. Quand Ornela joignit le geste à la parole, je pris sa tête à deux mains et l’abaissais jusqu’à ma ceinture.
Je ne peux vous raconter la pipe qui suivit car je ne sais écrire ni le chinois ni l’italien ancien. La seule chose que je peux vous confier c’est qu’elle se tenait bien à table, la petite de Guirlandes, et qu’elle ne laissait rien dans la gamelle. J’avais jamais vu ça, même pas à Saint Claude… Quand je jouis, toutes les biches des bois environnants se pointèrent car elles avaient cru entendre le cerf des cerfs, le mâle le plus mâle à cinquante lieues à la ronde. Je priais pour que le père de Guirlandes ne soit pas un de ces chasseurs dépravés qui aiment profiter de ce que la bête soit encore chaude…
Ornela que j’avais ornée d’une jolie guirlande blanche du menton à l’œil se léchait les babines, puis les doigts :
-Mais c’est Noël ! Ce foutre a un gout de foie gras truffé… Jamais ça m’avait fait cet effet. Ce soir, je vous rejoindrai pour le dessert dans votre chambre, messire Labeyrie… Vanille-coco, la gousse et les noix… C’est possible ?
-Je vous l’interdit Ornela ! Je tiens à mes couilles ! Au demeurant, il faut avouer que jamais pipe ne fut mieux prodiguée… Si on se retrouvait aux écuries ?
-Pas les écuries, les bites de cheval me font penser que les hommes sont parfois ridicules. Ça me coupe l’envie… Pourquoi pas dans les cuisines ? Je vous ferai des pates… J’ai un double de la clé !
-Va pour la cuisine. Moi, je vous montrerai un autre usage pour le beurre et la chantilly.
-Des promesses noël, mais je mouille déjà.
Effectivement, alors qu’elle parlait, elle avait pris ma main et l’avait glissée entre ses cuisses aussi huilées qu’un moulin en période de presse. Ornela ne portait pas de culotte… Popaul ne fit ni une ni deux et se redressa comme ces sourds étonnés qui croient subitement qu’on leur parle, faisant les surpris… Alors je relevais les jupons de la donzelle et mettait mon zob au chaud car il faisait pas loin de 0. Elle s’accrocha à mon cou, me ceintura les reins avec ses cuisses fermes et se mit à remuer les hanches comme un moulin à prières sataniques. Elle se mit à gémir comme un petit animal en plein rêve, puis elle activa encore la cadence, maintenant elle recherchait son souffle, elle me traitait de noms d’oiseaux italiens sans doute, puis chinois, puis ses paroles devinrent feulements et elle finit en un long cri strident qui se referma sur mon cou alors que moi aussi je partais comme un fou et tombais à genoux dans la neige. Le froid me fit remonter les roustons comme des balles de pingpong dans de l’eau bouillante, je ne contrôlais plus rien, et elle, cul en feu sur neige vierge, partit d’un grand éclat de rire en évoquant les volcans d’Islande.
Arrivé aux abords du château, je remarquais des chevaux que je ne connaissais pas… Mes testicules se mirent à me faire mal, comme s’ils voulaient me prévenir. Ma bite, qui était encore en érection parce que je suivais le lent balancement du cul d’Ornela sur sa jument, ramollit tout d’un coup, comme pour se faire toute petite ou se faire oublier.
Je quittais Ornela en lui promettant de revenir plus tard. Elle n’était pas très émue. Elle regrettait juste l’épisode promis du beurre de cuisine. En faisant demi-tour, j’imaginais mon Noël raté. Pas de Guirlandes sur mon sapin. Pas d’Ornela de Guirlandes nue dans mon petit soulier, puis je me repris en me disant que j’avais fêté Noël juste un jour plus tôt, comme ces chinois de Marco-Polo…
Mes couilles sautaient dans leur bourse au rythme du galop. J’avais sauvé l’essentiel. La neige qui tombait effacerait mes traces. La seule image que je garderais à jamais serait celle du beau visage d’Ornela de Guirlandes barré par mon jet de foutre, oui orné, là, d’une guirlande blanche de foutre, apparemment fidèle à sa lignée…
 

 

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Vidéo des Inconnues célèbres http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/20/video-des-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/20/video-des-inconnues-celebres/#comments Wed, 20 Aug 2008 13:32:00 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/20/video-des-inconnues-celebres/ Essayez donc ça sur YouTube:
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Compliments

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Dado Ronron - Les Inconnues célèbres - http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/20/dado-ronron-les-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/20/dado-ronron-les-inconnues-celebres/#comments Wed, 20 Aug 2008 05:03:56 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/20/dado-ronron-les-inconnues-celebres/ Dado Ronron
 

 

 

J’ai rencontré Dado, Dado Ronron, à Barcelone un soir de fiesta sur les ramblas. Elle était à moitié nue, couleur pain brûlé, libre comme l’air et chaude au point de me carboniser l’âme, en tout cas de me faire sortir les yeux de la tête et la bite de sa réserve dès son premier sourire.
Elle aimait Gaudi, les nouilles chinoises, les pétards et les shots de téquila. Elle n’était ni farouche ni indifférente à moi. On visita donc la ville ensemble, on dina dans la rue, d’architecture folle, puis sur une table couverte d’une nappe en vichy, d’un énorme bol de nouilles chinoises nettoyé à quatre baguettes, les yeux dans les yeux, les doigts de pieds qui se tutoyaient déjà, au dessert on s’en roula un sérieux, on rit comme des fous, surtout elle, les gens nous prirent inévitablement pour des dingues, puis on se fit trois shots de téquila-paf, et nous finîmes vraiment paf, un bon coup dans l’pif.
Elle me mit la main sur la grappe, pouf !, comme pour me provoquer, hey cow-boy t’as le paquet, et comme elle sentit dans la seconde que c’était pas des nouilles qu’elle malaxait, elle me roula une pelle salée en me tenant serré-serré, ses paluches en chalut sur mon derche. Sûr qu’elle devait aimer sentir mon furet gentiment grimper.
On finit dans le premier petit hôtel louche, ça sentait l’huile d’olive rance et le parfum bon marché. Chambre 407 au quatrième étage. Au premier palier, facile, je l’avais déjà défrusquée. Je montais les marches en colimaçon un peu moins vite que ma queue qui s’envolait, qui s’envolait. J’ai toujours en mémoire l’image de son cul de noire qui me servait de sémaphore. De sa chute de rein comme un toboggan luisant. De ses fossettes creusées à la naissance des fesses. De ses cuisses fuselées comme des ailes arrière de Chevrolet Impala millésime 1960, intérieur cuir rose. Et justement de sa vulve proéminente, fente occulte sillonnée en 3D, huileuse et épilée de frais de jeune pouliche en flamme qu’on amène au haras.
On resta huit jours enfermés dans ce petit hôtel à l’heure. Dehors la chaleur avoisinait les 40° et les pales du vieux ventilateur rythmaient les vagues de sexe que je lui glissais entre les cuisses comme l’Atlantique le fait à

la Méditerranée au détroit de Gibraltar. Le matelas centenaire retrouvait du ressort. Le sommier des envies d’harmonie. Les lattes des persiennes la découpaient en tranches de cassate chaude, café-vanille, dont je me goinfrais, selon les humeurs du soleil. Le bidet face au lit restait de loin mon allié et souvent je la caresse-lavais. Quand on ne faisait pas l’amour, Dado restait collée à moi, respirations confondues, et elle ronronnait comme une chatte apprivoisée. Je lui chantais Da do ron ron et ça la faisait redoubler… C’est sûr… Promis, juré… On s’aimait.
Puis un soir Dado m’annonça qu’elle partait. Fini le ronron. Fini le caresse-lavé. Fini le matelas endiablé qui se mouillait quand elle se prenait pour La Fontaine et me racontait Perrette. Fini nos corps soudés. Son mari se désespérait… Shit ! Elle l’aimait encore. Elle devait nous quitter. Elle me fit l’amour toute la nuit en sachant que notre amour se mourrait-là. Terminus carrer Barri Gotic. Elle me dit des mots banals, des mots de tous les jours, tort, mort, encore, jour, amour, toujours, adieu, jeu, mieux, demain, fin, chagrin… des mots qui sur le papier peuvent sembler ridicule, mais des mots qui dans sa bouche se suffisaient pour me faire continuer à exister.
Quant au petit matin elle partit, au lieu de pleurer, de me suicider, je lui chantais à poil sur le lit :
Quand l’amour s’en va et que tout est fini
Dado ron ron ron, Dado ron ron
Ne pleure pas laisse tomber tant pis
Dado ron ron ron, Dado ron ron
Oui, mon amour est mort
Oui, bien sûr j’ai eu tort
Oui, j’aimerai encore
Dado ron ron ron, Dado ron ron

Et quand l’amour s’en va il s’en va pour de bon
Dado ron ron ron, Dado ron ron
Ne pleure pas on n’y peut rien au fond
Dado ron ron ron, Dado ron ron
Oui, elle m’a dit adieu
Oui, après tout tant mieux
Oui, l’amour est un jeu
Dado ron ron ron, Dado ron ron

Et quand l’amour revient on dit c’est pour toujours
Dado ron ron ron, Dado ron ron
Peut-être bien que ce sera vrai un jour
Dado ron ron ron, Dado ron ron
Oui, peut être demain
Oui, adieu mes chagrins
Oui, j’aimerai sans fin
Dado ron ron ron, Dado ron ron
 

La dernière image d’elle fut une chatte qui ronronnait. Oui je sais, tout ne peut pas se terminer en chansons…



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Perla Boulle - Les Inconnues Célèbres - http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/15/perla-boulle-les-inconnues-celebres/ http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/15/perla-boulle-les-inconnues-celebres/#comments Fri, 15 Aug 2008 13:38:09 +0000 georgelennick http://georgelennick.blogsudouest.com/2008/08/15/perla-boulle-les-inconnues-celebres/ Perla Boulle
 

 

Quand j’ai croisé cette nana, Perla, si j’avais pu me douter que son nom de famille était Boulle, je me serais carrément méfié. Oui. Carrément. Car vous ne le savez peut-être pas, mais c’est volontiers contagieux ces petites bêtes-là…
 

Je me souviens parfaitement du jour où je l’ai rencontrée. Elle travaillait à la bijouterie Briand & Brelocq où j’avais décidé d’acheter cette bague de fiançailles pour la pauvre Céleste, sauf erreur de ma part. Son annulaire étant de la même taille que celui de ma Céleste promise, oui, je crois me souvenir maintenant que c’était bien elle, Perla me proposa naturellement de faire l’essayage. Si ses doigts étaient de la même section que ceux de mon ex-future fiancée, ils étaient un bon tiers plus long, parfaitement manucurés, d’une douceur à vous donner des frissons et d’une jolie couleur pain brûlé. Elle avait des mains de pianiste qui n’aurait joué que dans le suave et les aigus et vous auriez rêvé de vous dénommer Clavier, même Christian, tant pis pour le grand nez. Mais ses mains n’étaient rien à côté du reste : ligne de mannequin et taille de guêpe, visage d’ange, yeux en amandes vert-tigresse comme Michelle Morgan, manières de grande dame, sourire un peu canaille. J’en oubliais Céleste, nos deux familles réjouies, les promesses à la con et les milliers d’ennuis que j’allais générer.
 

Je lui fis sortir tout le magasin, à Miss bague-au-doigt. Au début, je choisissais en fonction de mes gouts ou de ceux, un peu tartes, de l’ex-future trompée. Puis petit à petit, son influence prit le dessus pour finalement s’envoler dans la stratosphère de son choix idéal et personnel: « si c’était pour moi… »… un solitaire de 2 carats au prix étudié de 69 990€… taxes et sourire compris. Le prix d’une BM…
Lorsque je lui dis « je la prends », elle m’assura que la jeune fille qui la recevrait serait la plus heureuse du monde, la plus amoureuse et que je passerais, promis, juré, pas craché, la plus belle nuit de mon existence de Dom Juan.
Je fis ni une ni deux et je me jetais à ses pieds :
-        Perla, cette bague est pour vous. Si, si. Je sais ce que je fais. Le prix ? Je sais. Je suis capable de faire des folies pour que vous m’aimiez… Quand je suis entré ici il y a une heure j’ai eu le coup de foudre. Je ne veux plus vous quitter, Perla. Je crois au destin. Surtout, ne la refusez pas. Je suis votre prince charmant. Je serai votre meilleur amant.
-        Mais, je ne vous connais pas, monsieur, je ne peux pas accepter. Je suis moi-même fiancée… et d’ailleurs, votre fiancée Céleste ?
 

Je lui expliquais que si Céleste, ça peut rebondir et plus sérieusement que quand on rencontre l’amour, le vrai, c’est si rare, qu’il faut savoir tout sacrifier. Je comprenais son hésitation… Je lui demandais juste de me mettre un peu de son parfum sur l’intérieur de mon poignet, que je passe la journée avec elle… Rien de plus. Je la laissais réfléchir jusqu’à 21 heures, date de notre rendez-vous au Fouquet’s. Je l’attendrais. Elle s’appelait Boulle et j’aimais jouer aux jeux de hasard, à la roulette. Je ne rêvais plus que de jouer à la Boulle. Je savais que ma bonne étoile l’avait placée sur mon chemin.
-        Quel âge avez-vous, Perla ?
-        25. Heuh… Je ne connais même pas votre nom. Tout va si vite avec vous…
-        Chence… James Chence… Et le 25 c’est mon chiffre porte-bonheur…
-        Non, c’est gentil mais je ne viendrai pas… Tenez la ba…
 

Je ne lui avais pas laissé la chance de me dire non et j’avais giclé de la bijouterie en chantant « Que je t’aime »… La bague était au chaud dans le creux de sa main.
Hammam. Coiffeur. Manucure. Boutique Boss pour moi. Pour elle détour chez

La Perla où je lui achetais une combinaison glamour en satin blanc, taille 38 « Hollywood années 30 » et un combiné sexy à mourir, 95 bonnets C « Shanghai Noir – tous les dangers », qu’elle mettrait selon l’humeur, pour garder l’espoir. Pour le fun, je m’arrête dans un sex-shop japonais et lui achète de belles boules de geisha en jade, totem jap je t’aime, jolie petite Boulle…
 

William le maitre d’hôtel (qui en fait s’appelait Raymond chez lui à la Courneuve), m’avait réservé la meilleure table, souvent celle du président disparu. J’avais réservé le siège de Carla pour Perla, la-la-la, vous connaissez vraisemblablement la chanson…
Comme je connais bien les femmes, je savais qu’elle se pointerait à 9h20. Exactement. Dix minutes pour tester la patience, plus dix minutes pour échelonner l’intérêt. Au-delà, seuls les imbéciles restent. Le jeu c’est donc d’attendre, sobre, cool, et de ne pas s’impatienter.
9h19. William me fait un clin d’œil en me désignant un taxi.
- Perla… Je désespérais…
William nous sert un Grand Siècle. Perla Boulle est encore plus belle que mon premier souvenir. Elle a une robe années 20 en lamé or et un bonnet en perles assorti. Hollywood revival… J’ai visé juste ! Mes deux carats Briand ont remplacé son demi. Probable que sa décision soit déjà prise et la piste libre. Bye-bye looser !
-        J’avais décidé de ne pas venir. Et puis j’ai lu mon horoscope en préparant mon bol de soupe. Devinez ce qu’il disait !
-        Que c’est votre jour de Chence ?
-        Exactement… Avec un « e » comme sur votre Carte Bleue. Incroyable, non ?
-        Je le savais…
-        Pour la coquille ? Vous ne connaissez ni mon signe ni le journal que je lis…
-        Possible, mais je connais mon jour de chance… Ne restez pas en face de moi, venez donc vous asseoir sur la banquette…
 

Elle posa la tête sur mon épaule après le sévruga. Elle embrassa ma main. Je lui baisais la sienne. Mon cœur battait jusqu’entre mes jambes. Regard langoureux.
-        James, je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme vous.
-        C’est justement ce que je me disais… Je perds la boule. Vous êtes si belle. Finissons vite le diner. J’ai pris une suite au Ritz. J’ai un petit cadeau pour vous…
Elle avait compris que

La Perla c’était pas pour Papa et que je ne gagnais pas ma vie en me travestissant sur les Champs-Elysées.
-        Je n’ai plus très faim, mais je reprendrais bien une coupe de champagne. Vous faites quoi dans la vie monsieur Chence ?
La gosse avait deviné qu’il y allait avoir du sport et qu’il valait mieux garder le ventre plat. Faire passer une choucroute pendant vingt-deux positions du Kâma-Sûtra, ça peut être coton… Elle perdait pas la boule, Perla…
-        Je travaille plus. J’ai gagné au loto… Non ! J’écris des trucs rigolos…
-        Bravo. Ça a l’air de marcher… Des comédies ? Des romans ?
-        Non, des nouvelles, des nouvelles de cul.
-        Et je suis la nouvelle ? N’est-ce pas ?
Là, la gamine me sciait. On se toisait. Droit dans les yeux… Les meilleurs dialogues on déjà été écrits et il est des moments où la meilleure des langues ne peut se mesurer à une bonne langue fourrée. Je lui faisais donc un nettoyage des amygdales genre Norbert Casteret qui lui asséchait la gorge tout en lui trempant le string. Gagné !
-        Ouahhh !!! Lino Ventura ou Jean Gabin ? J’avais toujours rêvé d’un baiser qui chamboulerait ma libido en une vidange de lavabo… Faut que j’aille me changer monsieur Chence… Désolée…
-        Je sais…  Pas de souci… J’aime l’iode… On y va, Kid ?
 

Trois jours plus tard je me réveillais avec la gueule de bois. On avait trop fumé. Trop bu. Trop baisé. Les draps sentaient Shalimar et Ruth-Illimité ; un bain coulait dans la salle de bain en marbre vert des Pyrénées. J’allumais un pétard à moitié fumé et regardais mon sexe jouer au campeur canadien dans un cinq étoiles luxe. J’appelais Perla car les deux derniers jours elle m’avait réveillé en me suçant comme au paradis des armatures de tentes gonflables. C’est fou comme on peut prendre les mauvais plis.
Je me levais les draps en toge car elle ne me répondait pas.
… — … La salle de bain était vide…
Le deux carats planté dans un savon vert olive.
Les toilettes coulaient. Une de ses culottes de soie grège y trainait.
J’arrêtais l’eau froide du bain.
Sur le miroir elle avait laissé un baiser gras de Guerlain. J’y soudais mes lèvres. Dérisoire.
Des kleenex jonchaient le sol glacé. Sur chacun d’entre eux, elle avait écrit un seul mot.
Un puzzle mou et maboul pour un amour brisé. Maboul…
A mon tour je brisais le miroir au baiser abricot d’un coup de poing et me blessais.
Chaque mot de chaque kleenex se ponctuait maintenant d’une virgule ou d’un point rouge. Mon cœur aussi saignait.
Je ramassais les ultimes perles de sang que Perla sans aucune pudeur m’avait dédiées.
Je les rangeais au petit bonheur et lisais son message.
« J’ai trop peur de moi |Je, |maboule du bonheur,|. Alors confiance.| |Je t’aime, en ||Boulle| je t’aimerais toujours.| toi pas toujours.  je t’aime |je n’y crois. |Je t’aimerais. |Perla,|»
Puis je prenais mon temps. Ma tête entre les mains, aussi. J’avais maintenant l’éternité. Je séchais de vraies larmes et mouillais les papiers si précieux. A la troisième bouteille de gin j’avais un flash noir, je n’arrivais plus à lire tellement mes putains d’yeux pleuraient. Je buvais Shalimar jusqu’à la dernière goutte et me léchais tout ce que je pouvais lécher. Puis je vomissais un mélange de genièvre et de miel fielleux. Au deuxième matin ma queue restait dure et sèche comme celle de Justin Bridoux. Manquait plus que la bague. J’ouvrais les fenêtres car ça sentait la vieille saucisse, la merde et le vomi.
Un doux zéphyr ordonna alors les kleenex. C’est toujours la nature qui gagne. Je ne bavais plus et redevenais familier de l’alphabet. Collé sur le bidet qui avait été calice, je lisais cette phrase : « Je t’aime, je t’aimerais toujours. Je Perla Boulle, maboule de toi. J’ai trop peur du bonheur, pas confiance en moi. Alors je n’y crois. Je t’aimerais toujours, je t’aime. »
 

Depuis hier, les kleenex ont viré en poussière.
Je perds la boule pour Perla Boulle…
Hier, les kleenex ont viré en poux, hier.
Je perds la boule pour Perla…
Les kleenex ont hier
Je perds la boule
Kleenex…
Perla Boulle…
 

Depuis mon suicide loupé je suis pensionnaire à la Maison des Bleuets. Bleu le capiton des murs de ma chambre. Bleu, bleu, le ciel de Provence. Bleu les pilules du matin et du soir. Bleu mon pyjama. Bleu ma robe-de-chambre. Bleue l’eau des toilettes et les azulejos andalous. Bleu le savon liquide qui fait pleurer mes yeux jaunes. Des yeux que je lave pour qu’ils deviennent verts… Je ne suis pas fou, non, bleu et jaune ça fait vert… Verts les yeux pair-verts de Perla Boulle. Verts de verts de verts de verts…
 

 

 

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